samedi 8 février 2014

Asia - Astra



ASIA - ASTRA (1985)
Geffen Records - 924 072-1 (Europe)

Quoiqu’en disent les puristes ou les big fans du groupe, je considère cet Astra comme leur meilleur album. Petite nouveauté à la gratte pour cet opus puisque Mister Howe s’en est allé et est remplacé par Mandy Meyer que les amateurs de COBRA et de GOTTHARD connaissent bien. A l’époque c’était un jeune guitariste sans vraiment d’expérience et remplacer le monstre Howe n’a pas dû être aisé. Le bougre s’en sort fort bien comme d’ailleurs partout où il est passé. Je regrette d’ailleurs à titre perso son départ de Gotthard car il apportait une touche FM qui me manque maintenant, mais ceci est un autre débat. En même temps qu’un changement de line up, le style aussi évoluait vers un coté plus AOR que prog. Les compos les plus alambiquées étant cette fois-ci à ranger plus dans le symphonique que le progressif. La preuve avec les deux monstrueux Rock and Roll Dream et After The War qui sont vraiment des monuments. D’un melodisme inouï, ces deux titres truffés d’orchestrations magistrales, nous proposent des changements de rythmes jusqu’aux apothéoses sur les refrains. Des types comme ROBBY VALENTINE ont dû écouter ces deux compos en boucle. Pour le reste c’est du sublime avec Go le hit dans la lignée d’un Don’t Cry ou Heat Of The Moment, Voice Of America une ballade AOR grandiose, le magique Hard On Me et les mids tempos aux petits oignons Suspicion et Wishing. Wetton n’a jamais aussi bien chanté, Downes jamais pondu autant de bonnes compos, bref un ravissement. Tout ceci vient bientôt se terminer par contre, suite aux départs de Wetton et Palmer en plus de Howe, ça faisait beaucoup. Meyer lui n’aura fait qu’une pige car quelques années plus tard c’est Geoff Downes seul qui fera renaitre le groupe. Il s’entourera pour ce faire du chanteur bassiste John Payne mais ce ne sera plus la même musique si je peux m’exprimer ainsi. En effet, la magie pour moi n’opérera plus, tout du moins sur Aqua et Aria les deux opus qui suivront.

Il faudra attendre Arena pour que le groupe nous ressorte une galette digne de ce nom. Néanmoins, malgré les qualités indéniables de John Payne, il n’est pas et ne sera jamais John Wetton… (Fab).




TRACKLIST:

A1Go4:06
A2Voice Of America4:26
A3Hard On Me3:35
A4Wishing4:15
A5Rock And Roll Dream6:51
B1Countdown To Zero4:14
B2Love Now Till Eternity4:10
B3Too Late4:11
B4Suspicion3:46
B5After The War5:09





mardi 4 février 2014

Elton John - Goodbay Yellow Brick Road



ELTON JOHN - GOODBYE YELLOW BRICK ROAD (1973)
DJM Records - DJLPD1001 - (United Kingdom)
En 1973, Elton John s'envole pour la Jamaïque avec son parolier et ami Bernie Taupin et son groupe (Davey Johnstone aux guitares, Dee Murray à la basse, Nigel Olsson à la batterie, Elton lui-même aux claviers). La raison ? Y enregistrer son nouvel album. Mais après y avoir composé quelques titres (dont « Jamaïca Jerk-Off »), Elton se voit obligé de quitter la Jamaïque, en proie à des émeutes. Elton décide alors d'enregistrer son album, Goodbye Yellow Brick Road, en France, au fameux Château d'Hérouville, là où il avait enregistré Honky ChâteauGoodbye Yellow Brick Road sera le premier double album d'Elton John, ce qu'il n'avait pas prévu de faire au départ (il ne voulait pas faire de double album, car il ne voulait pas que le prix de vente soit trop cher, ce qui était le cas pour beaucoup de double albums). Mais devant l'avalanche de chansons qu'il composera, l'évidence sera de faire un double. Qui tient sur un seul CD désormais, de 76 minutes (pour 17 titres).

On a beau dire ce qu'on veut d'Elton John , mais "Goodbye Yellow Brick Road", avec son titre et sa pochette en allusion à la route de briques jaunes du Magicien D'Oz, est un chef d'oeuvre. Pensez donc, un album s'ouvrant sur les 11 minutes de "Funeral For A Friend/Love Lies Bleeding" (première partie progressive et instrumentale, seconde partie pop et chantée), se poursuit par l'ode à Marilyn Monroe "Candle In The Wind" (réenregistrée en 1997 en hommage à Lady Di) puis par la chanson pop "Bennie & The Jets", puis par la ballade mélancolique donnant son titre à l'album et parlant des désillusions d'un jeune homme ayant tenté sa vie en ville et désireux de retourner dans sa campagne... quand on a un album qui démarre par ces quatre immenses titres (dont toute la première face), on se tait et on l'écoute, en oubliant ses préjugés sur l'artiste.

L'album, après ce quatuor monumental, continue sur sa lancée avec une série de chansons/vignettes (terme convenant à merveille que celui de 'vignette', car les paroles sont toutes accompagnées d'une illustration, dans la pochette et le livret !) moins connues, mais franchement magnifiques (Le très étrange « This Song Has No Title », la ballade "Grey Seal" (chanson que Taupin, selon les notes de pochettes de la réédition CD, n'a jamais pu pifer, contrairement à Elton – la chanson est pourtant magnifique), le pastiche reggae "Jamaïca Jerk-Off" qui est à se tordre...), et le premier disque vinyle s'achevait sur "I've Seen That Movie Too", ballade déchirante sur laquelle Elton chante comme jamais. Beau à pleurer.

Le second disque s'ouvrait sur une ode à une prostituée, "Sweet Painted Lady", puis sur "The Ballad Of Danny Bailey (1909-1934)", une chanson sur la mort tragique et violente (abattu dans un hall d'hôtel) d'un jeune homme un peu voyou, auquel Bernie Taupin, sur la photo située dans la pochette intérieure dépliante (avec paroles), prête son look. Now it's all over, Danny Bailey, and the harvest is in. Bailey a-t-il existé, ou est-il fictif ? Toujours est-il, c'est une excellente chanson méconnue. "Dirty Little Girl" parle d'une jeune femme malpropre et vicieuse (Cause I bet she hasn't had a bath in years), bien rock. "All The Girls Love Alice" parle de l'homosexualité féminine, et est assez sombre et fantastique. Cette chanson achevait la face C, une face assez grandiose.

La face D et dernière s'ouvrait sur la chanson la moins réussie de l'album, "Your Sister Can't Twist (But She Can Rock'n'Roll)", une chanson très courte (même pas 3 minutes) et pastiche assez anodin (le solo d'orgue de barbarie, à moins que ça ne soit d'un autre instrument, est kitschissime et nul, convenu). La suite est d'enfer, entre le rock débridé "Saturday Night's Alright For Fighting", la complainte "Roy Rogers" en hommage à un acteur de westerns bien connu (Yeepee-kaï, le cri de guerre de Bruce Willis dans les Die Hard vient de cet acteur) et le débridé "Social Disease", amusant. "Harmony", tube mineur (mais tube quand même) achève avec douceur et subtilité l'album. Une pure merveille.

Produit par Gus Dudgeon, Goodbye Yellow Brick Road, avec son avalanche de classiques, son ambiance glam et pop, est un monument insurpassable. Elton, par la suite, enregistrera deux albums très réussis (Captain Fantastic & The Brown Dirt Cowboy et le double Blue Moves), mais n'atteindra jamais plus le niveau d'excellence de ce double album de 1973, qui fait partie des albums à posséder absolument. (ClashDoherty - Deep-music).




TRACKLIST:

A1aFuneral For A Friend11:08
A1bLove Lies Bleeding
A2Candle In The Wind3:50
A3Bennie And The Jets5:23
B1Goodbye Yellow Brick Road3:14
B2This Song Has No Title2:23
B3Grey Seal3:58
B4Jamaica Jerk-Off3:59
B5I've Seen That Movie Too5:59
C1Sweet Painted Lady3:52
C2The Ballad Of Danny Bailey (1909-34)4:24
C3Dirty Little Girl5:01
C4All The Girls Love Alice5:08
D1Your Sister Can't Twist (But She Can Rock 'n Roll)2:42
D2Saturday Night's Alright For Fighting4:54
D3Roy Rogers4:08
D4Social Disease3:44
D5Harmony2:45







lundi 3 février 2014

Alphaville - Afternoon In Utopia




ALPHAVILLE - AFTERNOON IN UTOPIA (1986)
Wea - 240 948-1 - (France)

Les Allemands d’Alphaville ont annoncé la couleur tonale et émotionnelle dès leur premier album, le superbe "Forever Young". L’avènement de cette Synthpop flamboyante est proclamé avec "Afternoons In Utopia".

Après la mise en bouche éponyme d’'IAO' (chœurs en leitmotiv, repris ensuite par le titre donnant son nom à l’album), 'Fantastic Dream' fait sauter tous les cadrans des vumètres étalonnés sur l’échelle de l’épicurisme musical. Les claviers euphoriques de Dave Lebold emplissent l’intégralité de l’espace auditif, au long d’un crescendo déjà enflammé à la source. La construction narrative et instrumentale est scientifiquement millimétrée, jusqu’à cette infinitésimale latence précédent le climax du final (à 2 minutes et 38 secondes, précisément), exactement comme l’ordre qu’un maestro aurait donné à son orchestre pour parfaire l’impact à produire sur un auditoire retenant son souffle. Si 'Fantastic Dream' à lui seul synthétise la puissance évocatrice dont l’album regorge de bout en bout, chacun des morceaux clame haut et fort sa vocation émotionnelle, au bénéfice d’une grille de lecture des plus classiques mais d’une imparable efficacité.

'Jerusalem', 'Universal Daddy' et 'Red Rose' battent le pavillon de la FM hybridant le meilleur de la Synthpop et d'une New-Wave aux dorures cuivrées. D’un cérémonial, Alphaville nous mène jusqu’à l’épilogue endiablé de 'Red Rose', ce dernier s’affirmant comme le nouveau Jerusalem du premier. 'Sensations' et 'Dance With Me' sont certainement les deux fleurons de la Dance made in Alphaville: ils font preuve d’une telle énergie, d’une telle conviction oratoire et sont armés d’arrangements si riches que les auditeurs les plus rétifs s’avoueront prêts à se réconcilier avec le genre. Titre éponyme et 'Lassie Come Home' se partagent la verve mélancolique du projet, sous deux angles d’approches complémentaires (vocalises et chœurs religieusement expressifs pour le premier, et filigranés pour le second) et la portion médiane de l’album déploie toute une armada de talents oniriques autour des considérations changeantes de '20th Century', 'The Voyager' et 'Carol Masters'. Nous tenons là trois pièces d’orfèvrerie musicale véritable.

En l’espace d’un seul opus de 13 titres, on a le sentiment qu’Alphaville a décliné toute la gamme expressive que peut offrir la musique. Beaucoup plus qu’une Synthpop radio FM, il serait nettement plus avisé d’évoquer le concept d’une Pop épique. L’intensité des émotions procurées ici est réellement spectaculaire, à la hauteur de la palette instrumentale employée (et d’un line-up titanesque), n’ayant plus grand-chose en commun avec le triptyque guitares/clavier/batterie traditionnellement en vigueur dans la mouvance New-Wave de l’époque. Le rôle des choristes, notamment, est étroitement lié à la verve onirique du projet; il suffit de jeter un coup d’œil à l’effectif vocal pour s’apercevoir que nos trois compositeurs n’ont pas regardé à la dépense…

We believe in our dreams… Marian Gold, Bernhard Lloyd et Ricky Echolette peuvent y croire en effet, car ils viennent de signer l’une des plus belles et des plus habiles créations du genre, en cette inspiration mythique des années 80. En un seul mot, grandiose !




TRACKLIST:


A1IAO0:42
A2Fantastic Dream3:56
A3Jerusalem4:09
A4Dance With Me3:59
A5Afternoons In Utopia3:08
A6Sensations4:24
B120th Century1:25
B2The Voyager4:37
B3Carol Masters4:32
B4Universal Daddy3:57
B5Lassie Come Home6:59
B6Red Rose4:05
B7Lady Bright0:42






dimanche 2 février 2014

Interpol - Turn On The Bright Lights




INTERPOL - TURN ON THE BRIGHT LIGHTS (2002)
V2 ‎– VVR723539 - LP, Album, Reissue, Remastered+CD - (Europe)



Lorsque surgissent en 2002, les New-Yorkais d'Interpol, peu de jeunes groupes s'intéressent alors à cette new-wave du début des années 80, noire, froide et tendue, celle de Joy Division, des Cure ou des Chameleons. "Turn On The Bright Lights" marque en effet un tournant, car, depuis, on ne compte plus le nombre de formations s'inspirant de cette musique, des sympathiques Editors aux pénibles Killers en passant par les anecdotiques White Lies. Mais aussi parce que le premier disque d'Interpol est tout simplement une claque, un savant mélange de tourbillons de guitares cristallines ("Obstacle 1", "PDA") et de ténébreuses balades romantiques ("NYC", "The New"). A l'instar de celle d'un Ian Curtis ou d'un Ian McCulloch, la voix du chanteur Paul Banks est étonnante d'intensité de maturité pour un jeune de son âge. Et puis, il faut aussi dire que sur scène, le groupe prend encore une toute autre ampleur, faisant jusqu'à craindre le très expérimenté Robert Smith - qui en a pourtant vu d'autres - de passer après eux. (Interpol faisait à cette époque la première partie des Cure). Cette année, ils feront d'ailleurs celle de U2, au Stade de France, rien de moins, preuve que le son "Interpol" sait se faire entendre !

En tout cas, un changement de style s'annonce peut-être pour 2010. Après trois albums, il faut dire que le groupe était un peu en perte de vitesse. En effet, la nouvelle recrue, David Pajo, plus habitué à un rock expérimental, torturé et lo-fi, devrait amener plus d'originalité dans le son devenu presque trop lisse du groupe.  De plus, les récentes expériences de quelques membres en solo devraient aussi apporter ce petit souffle nouveau dont ils ont bien besoin. Un nouveau disque est prévu pour le 13 septembre prochain. C'est l'avenir du groupe qui se joue là. En attendant, huit ans après, il est toujours aussi difficile de résister au brillant "Turn On The Bright Lights" (et à un degré moindre au suivant "Antics") qui restera sans aucun doute comme un des classiques du rock des années 2000. (Vincent Lamusiqueapapa).


TRACKLIST:

A1.Untitled
A2. Obstacle 1
A3. NYC
A4. PDA
A5. Say Hello To The Angels
A6. Hands Away
B1. Obstacle 2
B2. Stella Was A Diver And She Was Always Down
B3. Roland
B4. The New
B5. Leif Erikson



Rammstein - Live Aus Berlin




RAMMSTEIN - LIVE AUS BERLIN (1999)
Motor Music ‎– LP 547 593-2 - (Europe)

C'est en 1999 et seulement après 2 albums (certes bétons) que sort ce double Live. Enregistré à Berlin en 98, il bénéficie d'un public totalement voué à leur cause, celui-ci va d'ailleurs se manifester tout au long du show en reprenant << refrains & fin de couplets >> à tue-tête. De plus, dès l'entrée en scène (très Indus), on capte immédiatement l'énergie d'une bande de furieux le chalumeau à la main. Vont-ils, allumer le feu ? Hé hé plutôt 2 fois qu'une, cependant ; les 3 premiers morceaux retentissent à l'Allemande, soit : une mécanique parfaitement huilée (avec un bonus pour Bestrafe Mich et son Solo Flakien gigantesque). Puis, déboule Weisses Fleish et là : d'un coup ça se corse !
- Chant Martial, solo de batterie, reprise et hop : on enchaîne avec un Sehnsucht des familles... la tension ne cesse de monter et quand démarre Asche zu Asche, son Riff tranchant déclenche une hystérie collective !!!!! Mais comme chacun sait, avec Rammstein nous ne sommes jamais à l'abri d'une surprise et pour ce premier live officiel : nous récolterons un inédit << Wilder Wein, que je ne connaissais qu'en Demo >> accompagné de Klavier (carrément repris par la foule) pour deux ballades qui auront le mérite de contenir la température... sans faire exploser le couvercle. Ce qui ne sera pas le cas d'un << Heirate Mich >> en effet ; fortement sollicité, le morceau va s'étendre (comme son intro) sur 7 minutes 47. Passage clé d'un concert monumental ; rien que pour ce titre l'achat du CD vaut le coup. Puis, on terminera en feu d'artifice par 3 Hits de la mort qui tue - Du Riechst so Gut - Du Hast & Bück Dich (Technoïde et méchamment censuré dans le DVD pour cause de quéquette en plastoque), mais on s'en cogne vu qu'on a pas l'image... Fuck the censure !!!

Chers amis, quand la cloche fera DING-DONG ; retournez le disque !

Ding Dong.... et c'est Engel qui poursuit les festivités, l'intro sifflée envahie directos l'édifice, la voix féminine est superbe, le public est aux taquets, ouais du Rammstein XXL (à écouter au casque pour les grattes et la basse, énorme). La foule n'y tenant plus scande des Rammstein-Rammstein, hum... ils vont être servis, car justement le fameux Riff tractopelle de Rammstein retentit sans préavis. Celui-ci va allégrement jeter de l'huile sur le feu (au sens propre & figuré) puis, ouvrir pour un Tier, heu... au lance flamme ? Cette fois, les mecs sont en Freestyle : Laichzeit & Wollt ihr das bett in flammen Sehen passent comme papa dans maman, c'est bien simple, j'ai juste le temps de m'accrocher aux branches pour éviter de sombrer dans les flots d'un Seemann bien loin du phare. Excellent !

PASSE MOI LA BIAFINE.

Qu'en j'ai acheté ce collector (il y a 10 ans déjà) j'étais tout excité à l'idée qu'il y avait des passages filmés dont Ashe Zu Asche (mon préféré) en bonus. Loin d'être déçu, c'est celui-ci qui donne le ton et de voir l'ambiance d'un tel show, ça m'avait booster à donf ! Allez, il est temps de visiter l'usine :
- Asche Zu Asche ; rapide, enfiévré, technique, the big panard !
- Wilder Wein ; inédit, El Mariachi et tutti quanti !
- Tier ; flippant, dérangeant, voir terrifiant !

bilan des courses, double boîtiers classiques, jaquette Vintage, livret sympa, photos d'enfers et zique béton. Y a pas photo ; alternant intelligemment les titres de Senshucht & d'Herzeleid, nos cousins Germains vont s'assurer une sacré réputation en concert ! (Le chant du grillon).


TRACKLIST:

A1Spiel Mit Mir6:09
A2Herzeleid3:57
A3Bestrafe Mich3:48
A4Weisses Fleisch4:36
A5Sehnsucht4:25
A6Asche Zu Asche3:24
B1Wilder Wein5:57
B2Klavier4:50
B3Heirate Mich7:47
B4Du Riechst So Gut5:25
C1Du Hast4:36
C2Bück Dich6:03
C3Engel6:31
C4Rammstein5:42
D1Tier3:42
D2Laichzeit5:13
D3Wollt Ihr Das Bett In Flammen Sehen?6:15
D4Seemann9:56




samedi 1 février 2014

Within Temptation - Hydra




WITHIN TEMPTATION - HYDRA (2014)
BMG ‎– 538011861 - (Europe)


Le voilà enfin, le nouveau bébé de Sharon Del Adel et Robert Westerholt. Un bébé multicéphale, à l’image des différentes facettes musicales de ses parents entourés pour l’occasion de la diva finlandaise Tarja Turunen, de l’icône hip-hop Xzibit, du compositeur Dave Pirner (Soul Asylum) et de la légende du metalcore Howard Jones. Le single « Paradise (what about us?) » avait déjà donné le ton d’un opus classieux dont les mélodies n’étaient que l’écrin doré mettant en valeur la narration, voire plutôt les différents acteurs. Pourtant, si The Unforgiving avait su surprendre en créant un nouvel univers où Sharon métamorphosée, libre, pouvait évoluer dévoilant au fil des titres d’autres facettes de ses talents vocaux, Hydra s’avère plus conforme à ce que l’on attend d’un groupe « à chanteuse ». L’ensemble est puissant, grandiloquent, ponctué d’envolées lyriques et de duos dégoulinants d’émotion. Comment pourrait-il en être autrement pour un metal opera composé par sieur Westerholt ? Sharon donne tout, tour à tour divine aux côtés de Tarja sur « Paradise » ou sur « Let it burn », précise et cristalline sur le surprenant « And we run », émouvante sur le délicat « Edge of the World », furieuse et accompagnée de growls rageurs sur « Silver Moon », excellent, tout comme le tubesque « Dangerous ». Pourtant, un je ne sais quoi nous ramènera encore et toujours vers The UnforgivingHydra marquant un retour de Within Temptation vers ses amours symphoniques passées. (Dëlphine Arnould - Obsukure).

TRACKLIST:


A1Let Us Burn5:31
A2Dangerous4:53
B1And We Run3:50
B2Paradise (What About Us?)5:19
B3Edge Of The World4:55
C1Silver Moonlight5:16
C2Covered By Roses4:47
D1Dog Days4:47
D2Tell Me Why6:12
D3Whole World Is Watching4:03