mercredi 23 janvier 2013

Phil Collins - ... But Seriously



PHIL COLLINS - ... BUT SERIOUSLY (1989)


Le quatrième album de Phil Collins est l’album de tous les succès. Pas moins de 5 singles seront extraits de cet opus. En novembre 89, « Another Day In Paradise » sera classé N° 2 en Grande-Bretagne, et N° 1 aux USA.

En janvier 90 « I Wish It Would Rain Down » sera classé N° 7 en Grande-Bretagne, et N° 3 aux USA. 
Ainsi que « Something Happened On The Way To Heaven» en avril 90, «That's Just The Way It Is» en juillet de la même année. En septembre 90, ce sera au tour de «Hang In Long Enough » d’être classé dans les charts.

Il faut dire que ce 4ème disque de Phil Collins est drôlement bien ficelé. Le producteur n’est autre que Hugh Padgham qui a produit entre autres des albums de Police, Yes, Peter Gabriel, Elton John, XTC et Genesis, bien sûr. Ce n’est donc pas un amateur qui prend en main la destinée de «…But Seriously ». Phil Collins va donc s’associer à ce jeune producteur plein de talent. Il va sans dire, que Phil Collins est à l’apogée de son art en cette année 1989. Tout ce qu’il entreprend, il le réussit. Tout ce qu’il touche se transforme en or musical. Ce sont donc les « Phenix Horns » qui donnent le départ sur «Hang In Long Enough », avec leurs trompettes et leurs saxos plus en forme que jamais. Un titre à la rythmique lourde et carrée dont la mise en place est parfaite.
« That's Just The Way It Is » et « Do You Remember ? ». Deux ballades qui vont de pair. Elles ont toutes les deux un tempo presque identique. L’orchestration est sensiblement pareille. Les sons des drums sont identiques. « That's Just The Way It Is » avec sa marche irlandaise et son chœur de cornemuses en fin de titre, est peut-être juste un peu plus intimiste que « Do You Remember ? ». Voilà bien deux hits en puissance.

Changement de registre et de tempo avec « Something Happened On The Way To Heaven ». D’emblée, les « Phenix Horns » sont toutes voiles dehors, le piano est bien envoyé, l’assise basse-batterie est clairvoyante et les chœurs très bien placés.

« Colours » est séparé en 4 parties bien distinctes. La 1ère est calme avec des parties orchestrales nuancées. La seconde à 2 min 40 est plutôt axée ambiance « afrique-percus-marimba ». La 3ème déboule à 3 min 30 avec des notes percutantes de la guitare de Daryl Stuermer et un rythme soutenu par Collins et Leland Sklar à la basse. La 4ème à 8 min 04 est un épilogue qui reprend l’ambiance de la seconde partie du morceau, à ceci près qu’il y a du xylophone rajouté sur l’édifice musical. Un titre qui pourrait être considéré, à juste titre comme du progressif « à la sauce Collins ».

Un des maîtres de la guitare et l’ami de Phil Collins, Eric Clapton, nous gratifie d’un superbe solo de 33 sec, en introduction du chaloupé « I Wish It Would Rain Down ». Un titre bien balancé aux nappes de synthés discrètes. Dans les refrains, les guitares se font violence et Clapton intervient de temps à autre pour quelques-uns de ses soli dont il a le secret. Les chœurs font très « Ho Happy Day », dans l’esprit et sont remarquablement bien interprétés. Encore un tube pour M. Collins. Voilà bien le titre phare de l’album, celui qui sera classé N° 1 aux USA. Celui qui passera et repassera d’innombrables fois sur les stations de radio du monde. Ce titre, « Another Day In Paradise » est une ballade pop-rock qui démarre assez discrètement sur deux ou trois notes de guitare, un tom en guise de tempo, et une nappe de synthé ultra effacée. Mais une fois le morceau débuté, le charme opère sans attendre. Les notes de la guitare acoustique mêlée à la mélodie simple des synthés, un chant doux et suave, une mélodie accrocheuse, font de ce couplet, un enchantement. Le refrain, quant à lui, est fredonné subtilement. Ainsi, la voix de David Crosby forme une alliance imparable avec l’organe vocal de Phil Collins. Le refrain est maîtrisé à la perfection. En milieu de titre, Phil Collins rajoutera ce célèbre son de batterie qui fait de lui désormais une référence, et le morceau sera ainsi renforcé rythmiquement.

« Heat On The Street », très « groovy » et « jazzy ».
S’il n’y avait que deux mots pour définir ce titre ça serait : La fête. Un style musical qui réussit plutôt bien à Collins. Là aussi, les chœurs sont omniprésents, et donnent une forte impulsion dans les refrains et les couplets. Don Myrick fait don ici de tout son savoir-faire et délivre un savoureux solo d’alto pendant 25 sec sur le titre « All Of My Life ». Ce titre se révèle être une pop-song ordinaire relativement bien interprétée, mais sans grande surprise, hormis le saxo de Myrick, et quelques envolées rythmiques éphémères. Dominic Miller nous gratifie également sur ce titre, d’un solo guitare court mais emprunt d’une grande émotion.

« Saturday Night And Sunday Morning » est une récréation. Tous les musiciens ici se lâchent et nous offrent un instrumental à la base rythmique soutenue par un Phil Collins en très grande forme derrière ses fûts. Les « Phenix Horns » ont une patate d’enfer et suivent à la note près la rythmique imposée par M. Collins. La seconde partie de l’instrumental est assez ambiance « jazzy ». Il paraît clair qu’ici tout le monde s’amuse. Quoi qu’il en soit, voilà un bon intermède. « Father To Son » est une jolie ballade qui traite de la relation d’un père avec son fils. Pour terminer l’album « Find A Way To My Heart » démarre avec un loop aux drums conduit par Phil Collins. Puis vient un couplet acéré et minimaliste, où le quatuor «basse-guitare-batterie-synthés » nous transporte quelques années en arrière, là où Phil Collins n’avait pas son pareil pour créer des ambiances musicales denses. Le refrain quant à lui est assez enlevé avec un rythme syncopé et des interventions bien à propos des cuivres. Le titre se termine sur une plainte de guitare « flangerisée », comme il avait commencé.

Un album plein de richesses, qui fait de Phil Collins, une des personnalités britanniques les plus adulées de ces années 90. L’album de la consécration pour ce petit bonhomme, qui n’en est pas à son coup d’essai mais qui devient un très grand avec ce disque. Les deux autres membres de Genesis peuvent dormir tranquille, ils détiennent là un des meilleurs musiciens de sa génération.



TRACKLIST:

A1       Hang In Long Enough      
A2       That's Just The Way It Is   
A3       Find A Way To My Heart   
A4       Colours        
A5       Father To Son
           
B1       Another Day In Paradise
B2       All Of My Life          
B3       Something Happened On The Way To Heaven
B4       Do You Remember?
B5       I Wish It Would Rain Down








Joy Division - Closer



JOY DIVISION - CLOSER (1980)


Chaque style de musique a son point de départ. Chaque genre possède un monument qui représente l'âme et le corps de lui-même et qui fait foi du potentiel et de la force de la musique. U2 a donné naissance au rock aréna moderne. Les Beatles ont créé le pop-rock intelligent. Magma était en avance sur son temps en donnant naissance au rock-progressif dix ans avant les Pink Floyd et Gentle Giant

La coldwave et le post-punk ont été enfantés par Joy Division, groupe réputé de la fin des années 70 avec un très fort mythe autour du défunt chanteur, Ian Curtis. Le groupe, avant de changer son nom pour New Order, a lancé seulement deux albums, deux chefs-d’œuvre, et Closer en représente l'apogée, le sommet, le crescendo noir des troubles de Curtis et de la profondeur du talent des musiciens.

L'album débute logiquement à la suite d'Unknown Pleasures. La chanson d'introduction, "Atrocity Exhibition", emprunte le nom d'un roman de J. G. Ballard et raconte une exposition macabre avec des paroles très tordues («The silence when doors open wide/Where people could pay to see inside/For entertainment they watch his body twist») sur un fond de bruits de guitares intermittents et d'une batterie imitant presque des percussions tribales. Une des grandes forces de cet album est justement l'imagerie puissante proposée par l'écriture d’Ian, toujours en train de nous pénétrer le cerveau pour y insérer ses moments de transes. Impossible de rester indifférent à l’écoute de "24 Hours", du riff de basse sombre et oppressant qui carbure aux tambours droits et froids de Stephen Morris. Les paroles ajoutent une dose supplémentaire d’asphyxie à la chanson et la font passer d’une puissance musicale agressive sombre à un poème rythmé criant les profonds malaises qu’éprouvait le chanteur et parolier par rapport à sa vie.

La rudesse et l’aspect très cru du premier album a laissé place à une plus grande utilisation des sons studios et à une finesse plus poussée au niveau des mélodies. "Isolation" se permet même d’être presque une chanson de danse avec sa basse rapide, ses percussions syncopées et ses synthétiseurs très new-wave. L’ambiance est beaucoup plus planante et atmosphérique sur cet album posthume, lancé après le décès du chanteur. 

Les deux chansons finales, "Eternal " et "Decades" sont deux véritables mausolées érigées en l’honneur de Curtis. Les deux sont d’une longueur presque équivalente, soit un peu plus de six minutes. Alors qu’Unknown Pleasures débordait de force et de rage vivante, ces deux chansons, à elle seules, font complètement contraste avec l’esprit de départ du groupe. La première est une véritable cathédrale de la tristesse, une brisure dans la façade du groupe, avec un rythme lent commandé par une mélodie de piano extrêmement déprimante et touchante appuyée par des effets studio ressemblant bizarrement à une espèce de chorale. La seconde trouve ses fondations dans une rythmique de sons électroniques faisant penser aux trames sonores des premiers jeux vidéo spatiaux.

Stephen Morris, Bernard Sumner, Peter Hook et Ian Curtis auront formé, le temps de quelques années, l’un des groupes les plus puissants de l’histoire de la musique. Partant d’un groupe punk, ils auront utilisé cette énergie pour façonner leur musique, la transformant en une pulsion émotive chargée de cette force agressive fusionnée à des mélodies aux influences punk. Ce disque est chargé de force, de détresse, de rebondissements et de moments à couper le souffle. Il est l’apothéose de ce que le mouvement punk du nord de l’Angleterre a pu apporter à la musique. Tout ça, accouplé aux prouesses vocales et parolières de l’un des plus grands musiciens de scène jamais vu, aura donné Closer, chef d’œuvre qui se termine par une descente percutante dans l’obsession noire du temps, éléments qui aura cruellement manqué à Ian Curtis pour faire le point sur sa vie.


TRACKLIST :

A1Atrocity Exhibition
A2Isolation
A3Passover
A4Colony
A5A Means To An End
B1Heart And Soul
B2Twenty Four Hours
B3The Eternal
B4Decades







mardi 22 janvier 2013

Iron Maiden - Live After Death



IRON MAIDEN - LIVE AFTER DEATH (1985)


Le premier enregistrement Live qu’a effectué Martin BIRCH remonte à 1972. Il s’agissait alors d’un double album passé depuis à la postérité : Made In Japan de DEEP PURPLE.
Treize ans plus tard, le producteur attitré d’IRON MAIDEN remet le couvert et signe avec ce Live After Death un autre monument du genre. 

Enregistré au Long Beach Arena de Los Angeles au cours de la plus folle tournée entreprise par les Anglais, ce double album reflète plus que fidèlement la toute splendeur d’IRON MAIDEN en ces années 1984 et 1985. Rien ne semble pouvoir arrêter cette machine de guerre désormais mieux huilée que le plus impressionnant spectacle de KISS.

Les dix sept morceaux de ce monument des albums live sont introduits par le célèbre discours victorieux de Churchill alors que le Royaume Uni allait entrer en guerre. Un discours combattif qui s’applique avec merveille à l’attitude conquérante d’IRON MAIDEN. Puis, pendant près de 90’, et démarrant avec Aces High, les morceaux les plus représentatifs du groupe défilent à une vitesse proprement hallucinante. Une place privilégiée est réservée aux morceaux de Powerslave (Aces High2 Minutes To MidnightRime Of The Ancient Mariner et Powerslave) et de son prédécesseur Piece Of Mind (The TrooperRevelationsFlight Of IcarusDie With Your Boots On) sans que jamais le groupe ne perde de vue ses premiers succès devenus indispensables et indissociables de la scène (Hallowed Be Thy NameThe Number Of The BeastIron MaidenRunning FreeRun To The Hills…)

La forme des musiciens est à l’image du résultat de ce témoignage : extraordinaire. La pêche de Nicko McBRAIN et Bruce DICKINSON insuffle aux autres musiciens – tous sur un petit nuage depuis le lancement de cette tournée marathon – un dynamisme si communicatif que l’ambiance qui règne dans le public ne peut être, dans le bons sens du terme, qu’explosive.

Lorsque IRON MAIDEN livre ce double album à ses fans, il met les petits plats dans les grands. Les pochettes de chaque disque sont couvertes de photos, ce qui est, en 1985, déjà beaucoup. Mais ce n’est pas tout : un livret de 30cm accompagne l’objet, livrant nombre d’informations techniques et/ou personnelles concernant cette tournée. Certaines sont dispensables, sans doute, mais s’intègrent parfaitement à l’ensemble.

Live After Death représente un must du live, pour tout amateur de Metal pur, de gros son et d’ambiance de folie. Tout simplement.



TRACKLIST :
A1Churchill's Speech
A2Aces High
A32 Minutes To Midnight
A4The Troopers
A5Revelations
A6Flight Of Icarus
B1Rime Of The Ancient Mariner
B2Powerslave
B3The Number Of The Beast
C1Hallowed Be Thy Name
C2Iron Maiden
C3Run To The Hills
C4Running Free
D1Wrathchild
D222 Acacia Avenue
D3Children Of The Damned
D4Die With Your Boots On
D5Phantom Of The Opera






Duran Duran- Duran Duran



DURAN DURAN - DURAN DURAN (1981)


Le groupe de pop néo romantique Duran Duran apparaît en Angleterre avec son premier album Duran Duran (1981), diffusé médiatiquement avec des méthodes propices à déclencher le phénomène de mode que le groupe engendrera dès l'album suivant, Rio (1982).
Se revendiquant faiseur de « disco blanche européenne », Duran Duran propose une musique saturée de synthétiseurs, de guitares et de rythmiques funk, et soutenant la voix androgyne de leur chanteur Simon Le Bon. Précédé de la sortie des simples « Planet Earth » et « Careless Memories », l'album se vendra à plus de deux millions et demi d'exemplaires. Mais c'est surtout le titre « Girls on Film » qui se fait remarquer par son vidéoclip maniéré, procédé encore marginal à l'époque, présentant les membres maquillés et revêtant des habits branchés. Leur image déclenchera l'hystérie populaire et le simple « Is There Something I Should Know? » se classe n° 1 au Royaume Uni et n° 4 au Etats-Unis en 1983. Un phénomène était lancé.


TRACKLIST :


A1       Girls On Film           
A2       Planet Earth
A3       Anyone Out There 
A4       To The Shore          
A5       Careless Memories

B1       Night Boat    
B2       Sound Of Thunder
B3       Friends Of Mine
B4       Tel Aviv






lundi 21 janvier 2013

Tears For Fears - The Seeds of Love



TEARS FOR FEARS - THE SEEDS OF LOVE (1989)

Une année entière de tournée, promotions en tous genres en Europe et aux Etats-Unis où "Songs From The Big Chair" a cartonné : en cette année 1986, Tears For Fears finit de digérer le colossal succès de leur deuxième album et de ses ultra-tubes "Shout" et autres "Everybody Wants To Rule The World". Un soir d'after, en pleine dépression post-représentation, c'est par hasard que les deux compères découvrent dans un bar de Kansas City une chanteuse à la voix incroyable, Oleta Adams, insufflant au duo une incroyable dose d'émotions, les convainquant de travailler à un prochain album empreint de plus de simplicité, de moins de programmations bref, plus authentique. Trois années de dur labeur auront été nécessaires pour mener ce projet à bien, l'embauche de la divine Oleta se révélant au fil du temps comme indispensable. Et pour remplacer les programmations, Tears For Fears a fait appel à une incroyable brochette de musiciens, la seule lecture des intervenants derrière les fûts étant pour le moins édifiante.

Plus de simplicité dans l'esprit ne signifiant pas une réduction de la qualité des compositions, ce sont de nouveaux deux tubes phénoménaux qui vont très rapidement porter ce troisième album aux nues. C'est tout d'abord l'entêtant Sowing The Seeds Of Love, pamphlet à peine voilé contre le thatchérisme une nouvelle fois à l'honneur en Grande Bretagne à cette époque, qui va inonder les ondes européennes et américaines. Refrain imparable, orchestration soignées, pléthore d'instruments, breaks instrumentaux, tout est réuni pour plaire à la fois au plus grand nombre, mais également aux amateurs de musique plus travaillée.
Mais, en introduction de l'album, c'est une autre pépite qui va indiquer la nouvelle direction prise par le groupe. "Woman In Chains", lente mélopée à la progression maîtrisée, nous donne à découvrir un premier aperçu de l'incroyable talent d'Oleta Adams, formidable vecteur d'émotions pour l'auditeur, le tout souligné par une partition instrumentale extraordinaire de justesse et un Phil Collins au jeu de batterie tout en sobriété.

Passés ces deux hits que nous qualifierons de désormais "habituels" pour le groupe, les autres plages nous emmènent dans un mélange de pop très groove, très soul (Badman's Song), aux passages parfois intimistes, pour ne pas dire introspectifs (le superbe Standing On The Corner Of The Third World). Se libérant avec bonheur des contraintes de réalisation de tubes pop formatés que l'on pourrait attendre de par leur passé, nos duettistes prennent le temps de la mise en place de leurs morceaux, n'hésitant pas à y inclure des passages jazzy (Swords And Knives). Chaque note, chaque accord sonne avec justesse, comme si rien n'avait été laissé au hasard, le tout sans jamais laisser de côté les émotions qui transpirent par tous les pores de cet album qui s'écoute d'une traite, tel un concept-album progressif … ce qu'il n'est pas foncièrement, mais dont la comparaison avec d'autres albums plus classiques de pop peut le rapprocher.

Totale réussite, "The Seeds Of Love" sera, comme souvent dans ces cas-là, le chant du cygne de Tears For Fears. En attendant, ceux qui ont assisté à la tournée qui suivit sa parution, en gardent plus de 20 ans après, un souvenir inoubliable. A classer sans conteste dans les 10 plus grands albums de pop de tous les temps.


TRACKLIST:

A1          Woman In Chains                           
A2          Badman's Song                
A3          Sowing The Seeds Of Love                        
A4          Advice For The Young At Heart
B1           Standing On The Corner Of The Third World                     
B2           Swords And Knives       
B3           Year Of The Knife                           
B4           Famous Last Words










Camouflage - Voices & Image



CAMOUFLAGE - VOICES & IMAGE (1988)


Groupe Allemand peu connu, mais chantant dans un Anglais parfais, d'influence depeche mode, est une référence électro, mais méfiance, j'ai entendu des morceaux remixés absolument innommable, alors ne privilégiez que les albums originaux, vous ne serez pas déçu par des mélodies mélé de sons originaux, distillé avec subtilité.

Pour ce faire une idée, "Suspicious Love", "Love is a Shield", "The Great Commandment", "Jealousy", "I'll Follow Behind", ou l'adorable "Heaven", "I Want You", Et ce n'est qu'un échantillon !!


TRACKLIST :

A1That Smiling Face4:47
A2Helpless Helpless5:02
A3Neighbours3:46
A4The Great Commandment4:15
A5Winner Takes Nothing5:54
B1Strangers Thoughts4:41
B2From Ay To Bee4:36
B3Where Has The Childhood Gone3:36
B4Music For Ballerinas4:28
B5I Once Had A Dream4:59









samedi 19 janvier 2013

Duran Duran - Seven And The Ragged Tiger



DURAN DURAN - SEVEN AND THE RAGGED TIGER (1983)

Après Rio, et Duran Duran (le tout premier album du groupe), voici donc que c'est au tour de Seven and the Ragged Tiger, le 3ème et probablement plus vendu album des cinq de Birmingham.

Il faut dire que ce disque contientThe Reflex,emblême des années 80, ovni sonore aux arrangements inimitables, point d'orgue d'une carrière déjà longue de plus de 30 ans et de 100 millions de disques vendus à travers le monde, mais aussi sommet forcément commercial et un peu trop limitatif d'un Iceberg, qui cache de nombreux trésors, que certains médias"puristes" (ceux qui ne conçoivent pas qu'on puisse à la fois mettre l'image en avant et être bon musicien) ont soigneusement préféré ignorer.

Seven and the Ragged Tiger (Seven symbolise les membres du groupe ainsi que leurs deux managers Paul et Michael Berrow, tandis que le"ragged tiger" n'est autre que le succès et l'ambition arrivant à grands pas), se différencie de ses prédécesseurs par un style résolument plus rock new-wave (la voix de Simon Lebon descend dans les graves sexy à la Elvis), plus "putassier" d'une certaine manière, dominé par des sons de synthé distordus, et accompagné de clips toujours plus léchés, et un univers toujours plus sophistiqué ... Il s'agit là d'un pur album de pop décadente, riche d'atmosphères, et aux textes abstraits, propices à faire marcher l'imagination.

Outre "The Reflex", titre auquel a participé Nile Rodgers (Chic), on retrouve aussi l'entêtant "New Moon On Monday", le distordu et torturé "(I'm Looking For) Cracks In The Pavement" , l'incroyablement rock "Of Crime And Passion", le bowiesque "Union Of The Snake" (référence évidente à "Let's Dance"), "Shadows On Your Side", titre rock complètement sublimé par la ligne de guitare électrique d'Andy Taylor (ce titre me sera chantonné par Calogero lors d'une interview en 2008), l'intemporel et magnifique instrumental "Tiger Tiger", ainsi que la ballade imparable au solo de guitare qui tue : "The Seventh Stranger". (Bloggotof).




TRACKLIST :

A1          The Reflex
A2          New Moon On Monday                            
A3          (I'm Looking For) Cracks In The Pavement                         
A4          I Take The Dice                
A5          Of Crime And Passion                  
B1           Union Of The Snake
B2           Shadows On Your Side                
B3           Tiger Tiger                         
B4           The Seventh Stranger