lundi 25 novembre 2013

Placebo - Without You I'm Nothing



PLACEBO - WITHOUT YOU I'M NOTHING (1998)
Elevator Music Ltd - FLOORLP8 - (UK).

Ca peut paraître d'une banalité affligeante, énoncé de la sorte, mais le fait est là Placebo savait déjà faire du rock (et du bon) bien avant la sortie de Sleeping With Ghosts, l'album qui amena au trio Londonien la consécration du public. Et même bien plus : d’après les fans inconditionnels du groupe, le summum de leur musique aurait incontestablement été produit dans leur deuxième réalisation. Pour ma part, j'irai plus loin : Without You I'm Nothing n'est ni plus ni moins qu'une bombe, un immense pavé jeté dans la mare du rock'n roll et, osons le dire (si, si), quasiment un chef d'oeuvre. 

Les différences avec leur premier album éponyme sont criantes dès le titre d’ouverture et se cristalliseront pour toutes leurs réalisations futures. La voix de Brian Molko se fait plus grave, moins ambiguë sexuellement, néanmoins toujours aussi nasillarde et traînante. La batterie change radicalement : du jeu léger et rapide de Robert Schultzberg, on passe à un style plus conventionnel dans la frappe avec Steve Hewitt, qui propose des sons plus lourds et plus mats donnant à l’ensemble une forte impression de puissance. Enfin et surtout, les guitares sont véritablement lâchées, vrombissantes, métalliques, enivrantes. C'est vraiment sur cet album que la sonorité des guitares est la plus impressionnante. 

"Pure Morning" ouvre le festival, et d'emblée c'est une énorme claque. La rythmique lente couplée à la nonchalance de Molko tranche nettement avec la puissance sonore des instruments. Hewitt matraque ses caisses comme une brute, la basse d'Olsdal est tellement grave qu'elle vrillerait n'importe quelle boîte crânienne, et la guitare de Molko fend l'air comme une lame de rasoir. Une démonstration sonore comme on en entend rarement. Arrive ensuite "Brick Shitouse", certainement leur titre le plus violent tous albums confondus, ultra-rapide, nerveux, agressif dans le son et les paroles, avec une incroyable rigueur rythmique des cordes et de la batterie. Puis sur de trompeurs accents pop, "You Don’t Care About Us" semble assagir la progression musicale avec une guitare plus accessible pourvue de quelques effets d’écho (un son que Molko affectionnera plus par la suite), avant de troquer sans état d’âme cette couleur sonore par une sursaturation évoquant une scie circulaire sur le refrain : là encore, la démesure sonore impressionne. 

La suite de l’album introduit de magnifiques balades mélancoliques à mille lieues de la fureur des premiers titres, parmi lesquelles "Ask for answers", rappelant un peu l’esprit de Placebo (comme une sorte de retour aux sources), ou "The Crawl", glauque et sombre à souhait. La noirceur est encore plus criante dans "My Sweet Prince", un trip musical en forme d’ode à l’héroïne et à la luxure, à l’ambiance quasi-mortifère. Ces balades s'intercalent avec le véritable coeur mélodique du disque, porté par 3 titres qui frôlent le sublime. Le coup de génie de l'album est sans conteste "Allergic", simple mais lumineux, où la basse alterne les modes majeurs et mineurs sur une même série de notes à la guitare. "Every You Every Me" ne se présente même plus, avec sa rythmique sèche à la croche (une vraie signature musicale) et ses riffs accrocheurs : le tube d’ouverture du film Cruel Intentions est un véritable monument du rock. Mais la perle du disque reste encore "Without you I’m Nothing", un fabuleux OVNI sans refrain ni couplets composé de 4 successions mélodiques, tranquille au début et toutes brides abattues à la fin, avec une ligne musicale portée quasi-exclusivement par la guitare aérienne et déchirante de Brian Molko. 

A la fin de l'album, "Burger Queen" apporte un peu d'apaisement après toute cette sauvagerie sonore grâce à une guitare simple, douce, tranquille, à l'image d'hommes qui semblent enfin en paix avec eux-mêmes et leurs auditeurs. Mais le repos est de courte durée si on pousse la curiosité jusqu'à découvrir le morceau caché du CD. Le groupe a en effet samplé le message menaçant d'un jeune fan déséquilibré, laissé sur le répondeur téléphonique de Molko (véridique !), avec des riffs rageurs et lugubres : angoissant au possible. 

Pour ceux qui en douteraient encore, on peut avancer une dernière évidence : Without You I’m Nothing est le meilleur album de Placebo. Le disque n’est évidemment pas aussi accessible que les réalisations commerciales plus récentes du groupe : il est sans concession, le mixage privilégie clairement les instruments à la voix, les mélodies sont sombres, moins pop et plus portées par les guitares. C'est également pour ça que cet opus là n’est à rater sous aucun prétexte pour tout amateur de rock, qu’il aime Placebo ou non. Reste cette ultime question : quand la bande à Molko va-t-elle enfin retrouver un tel niveau ?

(Nicolas de Albumrock).



TRACKLIST :


A1Pure Morning4:14
A2Brick Shithouse3:18
A3You Don't Care About Us3:58
A4Ask For Answers5:19
A5Without You I'm Nothing4:08
A6Allergic (To Thoughts Of Mother Earth)3:49
B1The Crawl2:59
B2Every You Every Me3:33
B3My Sweet Prince5:45
B4Summer's Gone3:05
B5Scared Of Girls3:01
B6Burger Queen





dimanche 24 novembre 2013

Etienne Daho - Les Chansons de L'Innocence Retrouvées



ETIENNE DAHO - LES CHANSONS DE L'INNOCENCE RETROUVEE (2013)
Polydor - 374 619-1 - (France)
Les grands musiciens font toujours le même album, dit-on. C’est faux ! La discographie de Daho, par exemple, est un immense fouillis ordonné consacré aux artefacts de ses passions intimes : quelques déliquescences juvéniles (Mythomane, en 1981), beaucoup de dissertations poétiques (La Notte, La Notte et Pop Satori en 1984 et 1986), un foutoir de vague à l’âme feutré (Pour Nos Vies MartiennesCorps & Armes et Réévolution en 1988, 2000 et 2003). Après avoir été tant de choses - avant-coureur, créateur de styles, romantique, voire chanteur pour ménagère guindée - il lui aurait été facile de ne plus savoir qui il est. Mais plutôt que de céder le pas à la schizophrénie, Etienne Daho renoue ici avec des chansons à la fois insouciantes et mélancoliques, légères et optimistes : Les Chansons de l’Innocence Retrouvée, comme il les appelle.
Le résultat est d’abord un bel objet, dont l’illustration à été confié à Richard Dumas (Kate Moss, Bashung,…) – censurée depuis par la RATP qui, après Tati et Gainsbourg, s’attaque donc à un autre monument de la culture pop française. Mais la vraie plus-value de ce treizième album - hormis les compositions, bien entendu – se trouve dans ses crédits. Jugez plutôt : Jehnny Beth (Savages), Nile Rodgers, Dominique A, Debbie Harry, Au Revoir Simone, Yan Wagner et François Marry, décidément très bon même lorsqu’il n’officie pas avec ses Atlas Mountains, sans oublier Jean-Louis Piérot (Brigitte Fontaine, Bashung, Miossec,…) et Richard Woodcraft (The Last Shadow Puppets) à la production. Une équipée sauvage plutôt discrète – c’est à peine si l’on entend Jehhny Beth et Au Revoir Simone -, qui n’est visiblement pas là pour remettre en cause la musique de Daho, mais pour l’approfondir.
Ça tombe plutôt bien, car, d’Etienne Daho, tout le monde connaît les grands classiques : la pop hédoniste de « Week-End à Rome », l’intro de « Tombé Pour La France », le piano répétitif de « Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie ». Mais au-delà de ses tubes, on avait oublié à quel point cet artiste a explosé les frontières musicales hexagonales, apportant une certaine forme d’innocence, patente et sensuelle, à la pop française. Seulement voilà, le rennais n’a pas toujours flirté avec l’excellence, et cela s’entend particulièrement sur EdenCorps & Armes et L’Invitation, trois albums certes intrigants, mais inégaux.
Mais on n’enterre pas ainsi les vieux briscards. Avec Les Chansons de l’Innocence Retrouvée, Le dandy retrouve sa véritable hauteur et signe au passage l’une de ses plus riches compositions « L’Homme Qui Marche », où on aurait juré apercevoir le fantôme de Gainsbourg. Les cordes, sous haute influence de John Barry, y dressent un décorum d’une parfaite cinégénie et apportent une certaine beauté au texte. Un procédé qu’il répète sur d’autres titres (« Un Nouveau Printemps », « Le Malentendu »), sans pour autant en faire un artifice pesant. Pas mal non plus, « Les Chansons de l’Innocence » remonte aux sources de la pop telle qu’on la concevait chez les « jeunes gens modernes ». Ici, pas de paroles inertes ou de postures calculées, Daho épouse une dynamique et démontre qu’il sait encore produire LE single, celui qui, sans trop en faire, ne vise qu’une chose : l’éternité.
Au fond, Daho a toujours aimé jouer avec les mélodies aguicheuses, les a plusieurs fois remis sur sa table de travail, comme s’il y avait toujours possibilité de les renouveler, comme si elles constituaient pour lui une source intarissable d’inspiration. C’est d’ailleurs de cette aisance à composer d’exigeantes mélodies populaires dont semble encore manquer la nouvelle génération de popeux made in France (Lescop, Aline, Granville,…), qui, s’ils inscrivent forcément leurs cocktails mélodiques dans la marmite de Daho, n’en ont pas encore tout à fait le goût. On ne compose pas des titres comme « La Peau Dure » ou « L’Etrangère »  sans avoir un certain background derrière soi - ce qui ne nous empêche pourtant pas de décrocher lors de quelques passages, notamment sur « Onze Mille Vierges », moins fringants que les autres compositions.
De manière assez logique, tout l’album est traversé par la question toujours aussi fascinante de l’innocence, celle d’un enfant qui s’amuserait à mettre en miettes son château de sable encore et encore, pour le bâtir différemment à chaque fois. Les Chansons de l’Innocence Retrouvée n’est donc ni le portrait incongru d’une rock-star à la dérive ni l’œuvre attristante d’un grand artiste en pleine décrépitude : c’est un laboratoire d’idées élégantes, de reliefs subtils, d’ornements inventifs et de détails harmoniques qui ne sautent aux yeux que si l’on s’y attarde un peu. Les murs d’Abbey Road, où l’album a été enregistré, ont sans doute leur part de responsabilité dans tout ça.
(Merci a Maxime DELCOURT pour sa belle chronique sur DumDum.fr).


TRACKLIST :
A1Le Baiser Du Destin3:54
A2L'Homme Qui Marche4:09
A3Un Nouveau Printemps5:17
A4Les Torrents Défendus3:32
A5La Peau Dure3:32
A6Le Malentendu3:48
B1L'Etrangère4:52
B2Un Bonheur Dangereux3:49
B3En Surface2:41
B4Onze Mille Vierges3:42
B5Les Chansons De L'Innocence

5:00


mercredi 20 novembre 2013

The Beatles - Help



THE BEATLES - HELP (1965)
Parlophone - 2C 066-04257 - Réédition France 1978

Cinquième album des Beatles, “Help !” paraît huit mois après le précédent, maintenant ce rythme de production effréné qui était celui des Fab’ Four à l’époque. Cet opus peut être considéré comme un intermédiaire dans la discographie du quatuor : il n’a pas encore la personnalité des œuvres suivantes - “Rubber Soul”, à peine quatre mois plus tard, sera autrement plus abouti -, mais le couple Lennon - McCartney commence à produire des titres phares qui marquent la musique de l’époque et vont même commencer à la faire évoluer.

Les Beatles quittent progressivement leur période pur rock n’roll : si l’on retrouve des reprises de classiques (‘Act Naturally’ de Buck Owens, ‘Dizzy Miss Lizzy’ de Larry Williams), ce seront les derniers titres qui ne sont pas signés des membres du groupe. George Harrison se met à la composition (‘You Like Me Too Much’ est son second effort), et John et Paul coécrivent des titres dans l’air du temps : un country rapide avec ‘I’ve Just Seen A face’, un titre très inspiré de Dylan avec ‘You’ve Got To Hide Your Love Away’. Ils commencent à lorgner vers la pop (‘The Night Before’, ‘You’re Gonna Lose That Girl’), avec plus ou moins de bonheur. De l’aveu même de Paul, ‘Tell Me What you See’ est peu abouti, et John déteste ‘It’s Only Love’, aux paroles trop mièvres à son goût - il fera largement mieux par la suite !

Mais quand les Fab’ Four s’émancipent des cadres usuels de l’époque, ils le font avec éclat : le titre ‘Help’ est un modèle de concision et d’efficacité, ‘Ticket To Ride’, avec son ostinato à la basse et son riff à la guitare, marque encore les esprits. Et que dire de ‘Yesterday’, la chanson la plus reprise au monde (plus de trois mille versions !), où Paul est le seul à officier avec un quatuor à cordes (une intuition géniale de George Martin ...). Avec ces titres légendaires, les Beatles laissent entrevoir tout le potentiel d’originalité qu’ils vont affirmer avec éclat dans les œuvres suivantes. (Abaddon - Music Waves).


TRACKLIST :

A1Help!
A2The Night Before
A3You've Got To Hide Your Love Away
A4I Need You
A5Another Girl
A6You're Going To Lose That Girl
A7Ticket To Ride
B1Act Naturally
B2It's Only Love
B3You Like Me Too Much
B4Tell Me What You See
B5I've Just Seen A Face
B6Yesterday
B7Dizzy Miss Lizzy





mardi 19 novembre 2013

Depeche Mode - Sounds Of The Universe



DEPECHE MODE - SOUNDS OF THE UNIVERSE (2009)
Mute - STUMM300 - 2 LP+1CD (Europe).


Il est loin, le temps des garçons coiffeurs. Plus personne ne sourit quand les Anglais, la cinquantaine passée, sortent leur douzième album : pertinent, humble et digne, d’une noirceur familière.

Depeche Mode revient aux affaires, et avec les trois quinquas de Basildon, c’est une pluie de madeleines qui se déverse. De la synthé-pop saccadée des débuts (1980) aux expérimentations gothico-indus grand public des années 90, tout le monde a un jour succombé à cette artillerie électronique de sueur et de sang. Il paraît que l’histoire se répète comme une farce, mais Martin L. Gore et ses frères d’armes, contrairement à la bande à Bono ou à Morrissey, ont, eux, toujours réussi à se régénérer et à faire de leurs fêlures un matériau passionnant. Loin de l’autocaricature et revenus d’à peu près toutes les avanies, ils livrent aujourd’hui avec Sounds of the Universe un douzième album faisant plutôt profil bas, marqué par la noirceur et l’inquiétude.

Avec le flippant single Wrong, en février dernier, Depeche Mode fournissait déjà un indice sur ses préoccupations du moment : noir c’est noir, mais avec cette fois-ci une distanciation dont il semblait incapable à l’époque de Violator, en 1990 (la clé de voûte de sa discographie, qui réconcilia à peu près toutes les tribus autour de sa rose purpurine). Wrong est le cri répété ad lib d’un groupe parvenu à la maturité et à la fortune, mais pas au repos. On a connu des singles plus putassiers : “Je suis né sous la mauvaise étoile, dans la mauvaise maison, j’ai pris la mauvaise route…”, assène un Dave Gahan remonté comme jamais. Dans le clip de ce nouveau classique de Depeche Mode (signé Patrick Daughters), on voit un homme prisonnier d’une voiture qui roule à l’envers, engoncé dans un masque de plastique. Ce Fantômas postmoderne croise les regards stupéfaits de Martin L. Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher avant un terrible clap de fin. Allusion au parcours d’un trio qui a lui aussi connu de sérieux dévissages, dont le plus notable reste celui de Gahan au début des années 90.

Pour mémoire, Dave Gahan a longtemps été la voix de son maître Martin L. Gore, figure tutélaire autant qu’écrasante qui, depuis les débuts, impose ses textes et ses compositions. Durant toutes ces années, il a dû subir le paradoxe cruel et à peu près unique d’être le chanteur de l’un des plus importants groupes en activité tout en demeurant le simple porteflingue des sombres mondes de Gore. Les spécialistes estiment que les premiers grains essuyés par le groupe datent du succès massif de Songs of Faith and Devotion, en 1993.
Classique valse des egos, tournées gigantesques et perte des repères, les pages de Depeche Mode se froissent. Gahan ouvre la boîte de Pandore : il se paume dans les drogues dures, amer, jaloux, instrumentalisé par un Gore muré dans sa tour d’ivoire. Le chanteur se transforme alors en junkie fantomatique pas jojo, entouré d’une bande de loulous dignes de Bret Easton Ellis. Pour couronner le tout, Andrew Fletcher, après avoir tenté de colmater les gouffres du groupe, tombe à son tour dans la dépression. Quant à Alan Wilder, il raccroche les gants pour se consacrer à son projet, Recoil.

Mais ce qui ne tue pas Depeche Mode le rend plus fort : le groupe se relève et dote sa synthé- pop sous amphètes d’architectures sophistiquées et rock dignes de péplums mystico-gothiques (Ultra, 1997). Et Gore d’explorer encore et toujours ses thèmes de prédilection : la mort, la rédemption, le mal, la domination, le péché, l’inceste – entre autres joyeusetés. Gahan ronge toujours son frein mais il comprend qu’il doit s’essayer à la composition, ce qu’il fera d’abord en solo (Paper Monsters en 2003 suivi de Hourglass en 2007), un déclic aux allures de sursaut vital bigrement cathartique. Mais Depeche Mode, c’est surtout de la musique industrielle pour tous et une spiritualité tout-terrain parfois mal comprises. Il a peut-être fallu attendre que Johnny Cash gobe à son tour l’hostie (avec sa relecture de Personal Jesus) pour que la vérité éclate auprès des plus réticents : sous leurs oripeaux synthétiques, les Britanniques constituent l’un des plus grands groupes de blues en activité.

Et dans le blues, précisément, la douleur est indissociable de l’ironie. Tout au long de Sounds of the Universe, le monstre Depeche Mode tourne en dérision son image de pleureuse rivée sur son malheur, même s’il admet qu’une Fragile Tension le paralyse depuis des années. Ailleurs, sur Hole to Feed et Miles away/The Truth Is, les sommets du disque signés Dave Gahan, enfin émancipé, réconcilié avec Gore et surtout avec lui-même, le colosse aux pieds d’argile rêve les yeux ouverts d’une sérénité bien hypothétique.

A l’instar de Björk, Depeche Mode a toujours su s’entourer de la fine fleur électronique, à qui il confie régulièrement production ou remixes en forme d’adoubement. Sur la version deluxe de Sounds of the Universe, les Suédois Minilogue envoient ainsi à des hauteurs vertigineuses le splendide gospel introït In Chains. Depeche Mode, loin de vampiriser la jeune génération, dialogue en permanence avec elle, et transcende une fois de plus sa middle-age crisis avec panache et modernité, au sommet de son electro- pop art déviante. (Les Inrocks).



TRACKLIST :

A1In Chains6:53
A2Hole To Feed3:59
A3Wrong3:13
B1Fragile Tension4:09
B2Little Soul3:31
B3In Sympathy4:54
C1Peace4:29
C2Come Back5:15
C3Spacewalker1:53
C4Perfect4:33
D1Miles Away/The Truth Is4:14
D2Jezebel4:41
D3Corrupt5:02
D4Untitled0:41
CD-1In Chains6:53
CD-2Hole To Feed3:59
CD-3Wrong3:13
CD-4Fragile Tension4:09
CD-5Little Soul3:31
CD-6In Sympathy4:54
CD-7Peace4:29
CD-8Come Back5:15
CD-9Spacewalker1:53
CD-10Perfect4:33
CD-11Miles Away/The Truth Is4:14
CD-12Jezebel4:41
CD-13.1Corrupt8:58
CD-13.2Untitled0:41