jeudi 27 décembre 2012

Pink Floyd - Atom Earth Mother



PINK FLOYD - ATOM EARTH MOTHER (1970)

Dans la discographie floydienne, Atom Heart Mother détonne. L'album à la vache, comme surnommé affectueusement par les fans du groupe (et par ceux qui, sans être connaisseurs, ont déjà entendu parler de l'album), est un disque assez controversé. Clairement, il y à les amateurs et les détracteurs. Précisons d'emblée que si vous ne connaissez pas trop Pink Floyd, mieux vaut que vous ne commenciez pas votre découverte des albums du groupe par cet album de 1970. Trop complexe, trop décalé, trop difficile à ingérer quand on est néophyte. Sans faire de l'élitisme, je le dis haut et fort, il vaut mieux bien connaître l'univers du Pink Floyd quand on découvre Atom Heart Mother. J'ai commis, personnellement, l'erreur de l'écouter très jeune avant de découvrir Wish You Were HereAnimals et Meddle (parmi les plus accessibles), etAtom Heart Mother m'a longtemps résisté. Jusqu'à il y à une dizaine d'années, je n'aimais, sur ce disque, que les trois chansons, « If », « Summer 68 » et « Fat Old Sun ». Par la suite, tout m'a percuté en pleine face. Entre temps, je découvris A Saucerful Of SecretsMoreUmmagumma, trois albums qu'il vaut sans doute mieux connaître un tantinet avant d'écouter l'album à la vache.

L'album offre 5 morceaux pour 52 minutes ; autrement dit, pas de place pour les chansonnettes de 2,30 minutes. Rien que le premier titre, éponyme, occupe l'intégralité de la face A (et la face B est plus longue, quasiment 30 minutes, du jamais vu). 23,36 minutes, en un seul bloc mais en six sous-parties titrées, voilà ce qu'est « Atom Heart Mother ». Dire de ce morceau-titre qu'il est complexe serait encore être loin de la vérité. Rien quel 'emplacement des différentes sous-parties est, parfois, sujet à controverse, entre les fans qui pensent différemment quant à leurs débuts et fins. Je ne vais donc pas me risquer de les définir ici, au risque de misérablement me planter. Je vais juste les citer : Father's Shout (vous serez d'accord avec moi pour dire qu'elle démarre au début du morceau, celle-là ! ah ah ah !), Breast Milky, Mother Fore, Funky Dung, Mind Your Throats Please (le passage bruitiste) et Remergence (reprise du thème d'intro).

« Atom Heart Mother » (la chanson-titre) offre une succession d'ambiances totalement décalées et hétéroclites, entre passage fanfare, participation du John Aldiss Choir (chœurs sépulcraux qui me terrifiaient étant ado, oppressant), passage bruitiste qui est sans aucun doute l'œuvre de Ron Geesin, musicien avant-gardiste ayant co-écrit le morceau avec le groupe, solo de guitare et d'orgue... Progressif comme ce n’est pas permis, ce morceau-titre inclassable est une des pièces maîtresses de l'œuvre du Floyd. Oppressant, angoissant, envoûtant, dérangeant, ce titre installe une atmosphère lugubre et décalée, instable et magistrale. Unique.

Forcément, après tel coup d'éclat en première face, la seconde face ne pouvait qu'être, elle aussi, unique. Quasi-intégralement composée de chanson, elle est assez différente, et quasiment aussi belle. « If » est une ballade à la Barrett, chantée et composée par Roger Waters, une petite douceur mélancolique et douceâtre, à savourer sans risque d'abus ; « Summer 68 », avec ses cuivres en final, est une des rares chansons du groupe à parler de sexe (poétiquement), et est composée et interprétée par le regretté Rick Wright ; « Fat Old Sun » est une merveille signée David Gilmour, possédant un beau solo de guitare en final. Cette chanson aurait pu se trouver sur la bande-son More.

Et il y à le cas du dernier titre, « Alan's Psychedelic Breakfast », longue pièce instrumentale de 13 minutes, scindée en trois sous-parties faciles, elles, à définir (interlude quasi silencieux entre chaque) et qui est le maillon faible de Atom Heart Mother. Non, ne nous leurrons pas, ce titre final est vraiment raté. Bon, ce n'est pas foiré, hein, c'est musicalement très beau (notamment la dernière partie, Morning Glory ; les deux autres s'appellent Sunny Side Up et Rise And Shine), mais sans intérêt majeur, et les intermèdes entre chaque partie (le Alan en question, qui n'est pas l'ingénieur du son Alan Parsons, futur créateur du Alan Parsons Project, mais Alan Stiles, un des roadies du groupe) sont ennuyeux (on entend Alan parler tout en se préparant le petit-déjeuner psychédélique du titre).  Le moins que l'on puisse dire est qu'après 39 minutes aussi réussies que celle que nous venons d'écouter, les 13 minutes finales de l'album sont très décevantes. C'est dommage. Mais ça ne m'empêche pas de donner la note maximale à Atom Heart Mother, car l'album est quand même assez impressionnant.



TRACKLIST :

A1Atom Heart Mother
A1aFather's Shout
A1bBreast Milky
A1cMother Fore
A1dFunky Dung
A1eMind Your Throats Please
A1fRemergence
B1If
B2Summer '68
B3Fat Old Sun
B4Alan's Psychedelic Breakfast
B4aRise And Shine
B4bSunny Side Up
B4cMorning Glory



Depeche Mode - Exciter



DEPECHE MODE - EXCITER (2001)

La suite d'" Ultra " voit Depeche Mode entrer un peu plus dans la lumière. Largement plus aéré qu'aucun de ses prédécesseurs, " Exciter " n'a d'énervé que le nom et contient des promesses orientées, envers et contre la provocation supposée de son titre. Il faut toujours se méfier des fantômes. Car même si le Depeche Mode de " Violator " ressort des ténèbres le temps de l'étourdissant " The dead of night ", Dave Gahan a oublié ses dépressions et laissé sa voix suivre les sentiers de la nature. Métamorphose endémique : le départ du brillant Alan Wilder pour Recoil aura sonné le glas du noir pour DM. Moins directement efficaces, réellement apaisés, Martin Gore et ses acolytes jouent la carte de la montre et arpentent, aguerris, les méandres d'une électronique plus minimaliste, mais dont les velléités démonstratives n'ont point perdu de leur vigueur : Gore reste un orfèvre du son, et le fil de ses compositions se tend davantage vers l'acoustique et les guitares (" Dream on ", " The sweetest condition ") pour une tentation du bonheur (" I feel loved " et surtout " Freelove ", beaux à pleurer). Les corbeaux y perdent partie du fromage, mais le ramage, empreint de gospel (" Goodnight lovers "), conserve belle forme. C'est un peu l'heure du dessert. En bon renard, Depeche Mode ne supplie pas ses idoles et prend un peu de sucre. Les apparats se dépouillent, laissant place à une métamorphose à peine entamée sur " Ultra ". Le bouchon se laisse pousser parfois un peu trop loin, et l'easy listening pointe malheureusement son nez (la mélancolie de " I am you " bute sur la naïveté abusive de " Lovetheme "). 
Le terrain est-il miné ? Pas sûr. Reste finalement à mettre le bon pied (le prochain) au bon endroit. La démarche se risque, et prouve le degré de courage d'une formation promise à un succès d'estime auquel, à partir d'aujourd'hui, elle se refuse.
L'expérience fera peut-être la différence. " Exciter ", pli de robe pour nouveau pas de danse.



TRACKLIST :


A1Dream On
A2Shine
A3The Sweetest Condition
B1When The Body Speaks
B2The Dead Of Night
B3Lovetheme
C1Freelove
C2Comatose
C3I Feel Loved
D1Breathe
D2Easy Tiger
D3I Am You
D4Goodnight Lovers





Sandra -The Long PLay



SANDRA - THE LONG PLAY (1985)

L'album des débuts de Sandra. Après le premier single "Maria Magdalena" sorti en mars 1985, l'album correspond avec la sortie du deuxième single "In the heat of the night" pour lequel est réalisé le premier clip de Sandra. En février 1986 un troisième  single est extrait "Little girl" pour lequel un magnifique clip est réalisé à Venise. A noter dans cet album la chanson "Sisters and brother" dédiée à son frère gaston. Un album très marqué année 80 mais Sandra marque dèja son style.


TRACKLIST :

A1In The Heat Of The Night5:20
A2On The Tray (Seven Years)3:45
A3Little Girl3:11
A4You And I6:44
B1(I'll Never Be) Maria Magdalena5:55
B2Heartbeat (That's Emotion)4:53
B3Sisters And Brothers3:23
B4Change Your Mind4:04



Visage - Visage



VISAGE -VISAGE (1981)


VISAGE est un groupe formé par les membre d'autre groupes, le clavieriste Billy Currie, vient du groupe "Ultravox", Dave Formula et Barry Adamson, sont membres du groupe "Magazine" et John McGeoch de Siouxsie & The Banshees. VISAGE est un très bon groupe, l'album est excellent, mais les membre etant occupés dans leur groupe respectif le groupe n'ira pas bien loin, le monde ne retiendra que le Hit  "Fade to Grey", le groupe tombera ensuite dans l'oubli. Dommage, il y avait du potentiel.



TRACKLIST :

A1Visage
A2Blocks On Blocks
A3The Dancer
A4Tar
A5Fade To Grey
B1Malpaso Man
B2Mind Of A Toy
B3Moon Over Moscow
B4Visa-Age
B5The Steps









Genesis - The Lamb Lies Down On Broadway



GENESIS - THE LAMB LIES DOWN ON BROADWAY (1974)

Opéra-rock, album-concept, The lamb lies down on Broadway est un véritable monument. Avec ce disque, le Genesis à cinq arrive au bout de son parcours, signe une oeuvre maîtrisée et aboutie, adoptant une sonorité inoubliable faisant figure de parenthèse dans l'histoire du groupe.

The lamb lies down on Broadway raconte l'histoire d'un jeune portoricain, Rael, qui mène une vie de junkie dans les rues de New-York. Il se retrouve mystérieusement transporté dans un souterrain. Au fil de plusieurs scènes angoissantes se rejoue son destin, croisé avec celui de son frère John, qui est une image de l'américain blanc et aisé. Cette histoire froide et concrète est bien loin des contes fantastiques auxquels Genesis avait habitué son auditoire. Elle est l'oeuvre de Peter gabriel seul. A quelques exceptions près, Gabriel a écrit la totalité des textes et le reste du groupe a composé la totalité de la musique. L'ambiance est donc toute particulière sur The Lamb... et aucun autre album de Genesis ne ressemble à cet ovni musical.

Au fur et à mesure que l'on écoute The lamb lies down on Broadway, les repères habituels de Genesis s'estompent. La flûte se fait plus rare, la douze cordes laisse place à des guitares électriques aux différents niveaux de saturations. L'orgue hammond est supplanté par un usage intensif du mellotron et une nouvelle portée de synthétiseurs.Brian Eno (ex-Roxy Music), a apporté son savoir-faire, donnant à l’album une sonorité très futuriste. The lamb lies down on Broadway est résolument électrique, très loin du son vaporeux des premiers Genesis (et de certains des suivants). En plus des effets de guitare, The lamb... foisonne d’effets sonores. Il est difficile de savoir quel instrument produit quel son, tant ils sont mixés, transformés, torturés... Le résultat est fascinant, le plus souvent effrayant, générant une ambiance tour à tour angoissée, faite de cris et de déchirements, puis apaisée.

Genesis aurait écrit les musiques en quelques jours et avec une grande facilité. Elles sont toutefois remarquables, prennent parfois une dimension symphonique («The chamber of 32 doors»), comique («The grand parade of lifeless packaging»), très souvent oppressantes («Anyway» et surtout «Fly on a windshield») ou violemment rock («Lilywhite Lilith»). Le tout offre un panel d'émotions fortes et bigarrées. L'histoire troublante du héros de The lamb... n’est pas sans évoquer le Tommy de the Who ou The Wall de Pink Floyd.

The lamb lies down on Broadway est à la fois l'aboutissement du travail du Genesis à cinq, qui nous livre ici sa performance la plus impressionnante, la plus mature, et la plus complète, en forme de parenthèse, au sens où le groupe changera de son dans les albums suivants. C'est un témoignage unique de ce que l'ancien Genesis a pu produire quand il se trouvait en pleine possession de son art.



TRACKLIST :


A1       The Lamb Lies Down On Broadway      
A2       Fly On A Windshield         
A3       Broadway Melody Of 1974           
A4       Cuckoo Cocoon     
A5       In The Cage
A6       The Grand Parade Of Lifeless Packaging 
       
B1       Back In N.Y.C.        
B2       Hairless Heart         
B3       Counting Out Time
B4       Carpet Crawl           
B5       The Chamber Of 32 Doors 
          
C1       Lilywhite Lilith         
C2       The Waiting Room 
C3       Anyway        
C4       Here Comes The Supernatural Anaesthetist   
C5       The Lamia    
C6       Silent Sorrow In Empty Boats   
   
D1       The Colony Of Slippermen          
D1a    The Arrival   
D1b    A Visit To The Doktor        
D1c     The Raven   
D2       Ravine          
D3       The Light Dies Down On Broadway      
D4       Riding The Scree   
D5       In The Rapids
D6       It













mercredi 26 décembre 2012

Kim Wilde



Kim Wilde ‎– Kim Wilde
RAK ‎– 2C 068-64438 – Edition France – 1981


Propulsé aussitôt dixième dans le hit parade britannique, n°3 la semaine suivante, ce premier album est un coup de maître, et pas seulement à cause du minois de cette nouvelle chanteuse et de sa voix haut perchée. En pleine vague new wave voici un album de chansons rock dévastateur, véritable oasis de fraîcheur en 1981. « Kids In America » son grand tube irrésistible collera à la peau de Kim Wilde toute sa carrière. « Chequered Love » suivra le même chemin quelques petits mois plus tard, tandis que le morceau d’ouverture, « Water On Glass », est sorti en été 1981 en 45 tours dans une version différente de celle de l’album, et plus percutante.
Dommage que Kim Wilde et son entourage familial, malgré quelques bonnes productions suivantes, n’aient jamais réussi à au moins égaler cette galette réjouissante de bout en bout.




TRACKLIST :

A1. Water On Glass                       
A2. Our Town                     
A3. Everything We Know             
A4. Young Heroes             
A5. Kids In America           
           
B1. Chequered Love                     
B2. 2-6-5-8-0                       
B3. You'll Never Be So Wrong                
B4. Falling Out                   
B5. Tuning In Tuning On



Recoil - Bloodline



RECOIL - BLOODLINE (1992)

RECOIL c'est le projet d'Alan Wilder, un musicien qui a fait partie de DEPECHE MODE de 1982 à 1995, puis les a quittés pour divergences musicales. Cet album a été enregistré à une époque ou il faisait encore partie du groupe, mais est-ce le même style se demande le lecteur qui ne connaît pas? 

Impossible de répondre clairement, Depeche Mode n'étaient jamais restés figés dans le temps, mais on peut affirmer sans trop de problème que si le style de RECOIL est assez différent et plus varié au niveau des influences, on retrouve néanmoins des similarités assez notables.

La base musicale est clairement située dans l'électro, puis de nombreuses influences viennent s'y greffer d'une façon qu'on pourrait qualifier d'abondante, mais pas hasardeuse (Tout est bien intégré). Je pourrais m'amuser à référencer l'ensemble, mais pour proposer une vision assez synthétique disons qu'on trouve de l'éléctro sous de nombreuses formes plus ou moins sombres, du proto trip hop des débuts (Quand le style était moins formaté "beat", plus centré sur l'ambiance et l'expérimentation), de la techno dans ses variantes assez fines, du rock samplé, des influences ambiantes, de la pop électronique et d'assez nombreuses autres... L'état d'esprit est souvent entre le frais, le sérieux ou l'assez "pessimiste", même si quelques morceaux sont plus éclairés.

Comme Alan Wilder contribuait à la musique de DM, on sent forcément des similarités, mais elles se situent plus au niveau de la façon de faire et de l'approche synthétique à base de claviers rythmiques que du style a proprement parler: C'est moins pop, moins formaté mélodie accrocheuse, et aussi plus large au niveau des styles mélangés (Par exemple le titre "Electro blues for bukka white" évolue dans une électro assez minimaliste, quelque part entre KRAFTWERK et "Violator" de DM, avec des montées de synthétiseurs, et les vocaux d'un blackman qui contrastent assez agréablement. Ce titre finit par prendre une tournure électro world (Mais pas cucul commercial)).

Il y a aussi des choses assez sombres, par moments on est presque dans le dark électro (Par exemple le titre "The defector" avec ses beats synthétiques assez complexes, pas mal de samples assez froids et des vocaux passés au vocodeur... On pourrait se croire dans un projet parallèle de FRONT LINE ASSEMBLY).

Sinon le morceau "Faith healer" évolue dans un électro tantôt grandiloquent tantôt plus proche du rock samplé. C'est peut être celui donnant l'impression la plus classique sur ce disque, peut être à cause du chant rock qui apparaît sur toute la longueur, ou de l'utilisation de guitares samplées qui ne sonnent plus vraiment comme innovantes en 2011. Il reste néanmoins correct et écoutable sans soucis.

Ensuite "Edge to life" est un titre d'électro plus soft, avec des vocaux féminins et des touches de rock samplé. Je n'accroche pas trop, c'est peut-être trop calme, trop posé, mais je ne sens rien de bien spécial.

Après, "Curse" propose de l'électro synthétique groovy avec vocaux hip hop, il prendrait presque des tournures des FUN-DA-MENTAL par moments (Si ça touchait plus à l'oriental), mais le chant donne globalement une tonalité plus urbaine. Je trouve que l'intensité pourrait monter plus haut, et je ne suis pas trop hip hop.

Après vient le morceau titre, qui cette fois ne l'est pas sans raison: "Bloodline" propose une électro synthétique groovy dont l'intensité monte de façon intéressante avec l'accumulation de samples, de nappes de claviers et de vocaux féminins (Qui cette fois sont bien plus efficaces car moins doux, un peu plus tourmentés et avec plus de caractère). C'est vraiment un titre pas mal, évoluant entre le soft et le plus intense, un des meilleurs du disque.

Enfin, "Freeze" qui clôt cet album nous emporte dans un monde zen ou le piano mêlé à des samples nuageux (Presques comme du duvet) veulent nous faire oublier tous nos soucis (Un peu comme le plus relaxant de BJORK sur "Homogenic"), pour ensuite évoluer vers un thème plus proche de la musique de film qui dépeint un monde merveilleux et enneigé ou se mêleraient la fascination d'ALAN PARSON'S PROJECT et un certain mystère me rappelant le film "Edward aux mains d'argent". Bonne conclusion pour un disque.

Cet album propose donc une musique électronique de bonne facture, avec des bonnes ambiances et de bonnes idées; Globalement c'est moins émotionnel que Depeche Mode, même si quelques titres sont du même niveau d'intensité émotionnelle. Pas essentiel, mais vraiment pas mal.


TRACKLIST :

A1Faith Healer
A2Electro Blues For Bukka White
A3The Defector
B1Edge To Life
B2Curse
B3Bloodline