mardi 15 juillet 2014

Red Hot Chili Peppers - Blood Sugar Sex Magik




RED HOT CHILI PEPPERS - BLOOD SUGAR SEX MAGIK (1991)
Warner Bros. Records ‎- 7599-26681-1 - (United Kingdom & Europe)


« Blood Sugar Sex Magik » fut écrit dans un célèbre manoir de Californie dont l'ancien propriétaire fût Rudolf Valentino. Un manoir hanté d'après John Frusciante, mais de légendes puisque Jimi Hendrix et les Beatles y ont habité. Mis en boite par la dream team US de l’époque à savoir l’énergique Rick Robin associé pour l’occasion à Brendan O’Brian le producteur rock des années 90 (le son Seattle, c’est lui !), cet album est dédié à Mike Watt d’où une certaine mélancolie sur les morceaux plus lents dont le cultissisme « Under The Bridge » demeure un fabuleux témoignage.

Le premier single « Give It Away », très représentatif du style des Red Hot de l’époque à savoir un groupe funky sévèrement burné, lance cette galette à l’assaut des charts mondiaux. D’entré de jeu on est pris à la gorge par un « Power of Equality », original, inspiré à la mélodie imparable et au groove transcendant. Cette dynamique ne nous quittera pas car il y a que du très beau matériel sur ce disque à côté des deux tubes mondiaux cités plus hauts on se doit de citer les moins connus mais tout aussi jouissif « If You Have To Ask » qui semble issu tout droit d’une jam improbable (et pour cause !) entre Prince et Hendrix, les jolies ballades dont « Breaking the Girl » avec son riff typiquement Led Zeppelinien (« The Battle of Evermore » pour être précis) ou le crépusculaire « I Could Have Lied » (avec ses guitares abrasives me renvoyant immanquablement au Neil Young des seventies), des morceaux compléments déjantés tel « Funcky Monks », des hymnes rocks tel l’immédiat « Suck My Kiss », le plus middle tempo « The Righteous & The Wicked » ou le psychédélique et éponyme « Blood Sugar Sex Magik ». Bref, ce disque est un condensé de classiques et est, chose rare, peut-être la plus grande réussite artistique et commerciale des californiens.

Suite aux succès rencontré par « Blood Sugar Sex Magik » le groupe s’embarquera pour une gigantesque tournée mondiale. Cette dernière installera durablement les Peppers aux sommets de la hiérarchie rock mais laissera le groupe exsangue ainsi le 7 mai 1992, en pleine tournée japonaise, John Frusciante, épuisé et n'arrivant pas à faire face au succès, quitte le groupe. Mais ça c’est une autre histoire…. (Momo Metal Nightfall).


TRACKLIST:


A1The Power Of Equality4:00
A2If You Have To Ask4:11
A3Breaking The Girl5:03
A4Funky Monks5:22
A5Suck My Kiss3:35
B1I Could Have Lied4:10
B2Mellowship Slinky In B Major4:00
B3The Righteous & The Wicked4:05
B4Give It Away4:45
C1Blood Sugar Sex Magik4:31
C2Under The Bridge4:34
C3Naked In The Rain4:30
C4Apache Rose Peacock4:43
D1The Greeting Song3:14
D2My Lovely Man4:45
D3Sir Psycho Sexy8:24
D4They're Red Hot1:44





Placebo - Placebo





PLACEBO - PLACEBO (1996)
Elevator Music Ltd. ‎- LPFLOORY2 - (United Kingdom)
Il y a dix huit ans, ce premier Placebo déboulait dans nos oreilles pour changer la donne de la pop-rock. On était encore en pleine guégerre Oasis-Blur, les premiers cités ayant pris une certaine longueur d'avance avec le génial (What's The Story) Morning Glory, et l'horizon semblait bouché par ces deux mastodontes à côté desquels vivotaient tant bien que mal des challengers tels que Pulp ou Kula Shaker. Puis un beau jour débarqua ce groupe insolent au leader androgyne inimitable et à la musique aussi directe qu'émotionnellement chargée. Et la concurrence alla pleurer…

Rien que la pochette de ce premier album suffirait à générer un culte (c'est d'ailleurs le cas). Cette image dérangeante et familière, touchante et effrayante à la fois incarne on ne peut mieux l'univers personnel de Placebo à ce moment de sa carrière. Placebo attaque en effet son album et son auditeur par une agression, le martèlement de batterie puis le riff saccadé de "Come Home". Très direct, très précis, très "pan dans ta face"… Et juste après arrive ce développement ultra mélodique sur lequel la voix quasi-féminine du père Molko vient nous cueillir sans prévenir. Tout est dit, et pourtant tout ne fait que commencer. Le chant de Molko n'est pas encore aussi maîtrisé que sur les albums suivants mais il prend déjà aux tripes tant il est inhabituel : haut-perché, lyrique en diable, rageur… Combien de personnes n'ont pu croire à la première écoute qu'il s'agissait bien d'un homme derrière le micro ? Molko joue de plus énormément sur son ambiguïté sexuelle à cette époque et apparaît systématiquement maquillé voire habillé en femme dans les photos presse, ce qui associé aux excès en tout genre du chanteur condamnera le groupe à un classement d'office dans le glam. Mais si l'imagerie glam est bien présente, la musique n'a pourtant rien à voir avec du Poison.

Placebo pratique sur son premier album une pop-rock au spectre très large, qui ondule entre ambiance calme et morceaux diablement énergiques. Le déjà mentionné "Come Home", "36 Degrees", "Bruise Pristine" et "Nancy Boy" : voilà des compos qui sont bien plus heavy que les standards habituels de la pop. Le jeu de guitare de Molko -inspiré par Sonic Youth- sait en effet se faire très incisif, et le mur sonore de "Nancy Boy" couplé à un mid-tempo très lourd laissent des traces. "Bruise Pristine" remporte la palme du morceau le plus méchant, l'alternance riff/mélodie du couplet mettant merveilleusement en valeur la montée bien bœuf du refrain. On est loin du métal, mais on est également très loin de la pop gentillette de Coldplay ou R.E.M.. Les lignes de chant sont également particulièrement alambiquées, allant chercher des mélodies imprévues et apportant une dimension supplémentaire aux morceaux. La section rythmique est de plus totalement béton: Stefan Olsdal est un des meilleurs bassistes de la scène, et l'éphémère Robert Schultzberg est un batteur technique au jeu très sec, moins brouillon (mais aussi moins énergique) que son successeur Steve Hewitt. Autant dire que ça joue sérieusement.

L'autre facette de cet album, ce sont les compos calmes qui reposent l'auditeur entre chaque déferlante d'énergie. On retiendra "I Know", ballade semi-acoustique de toute beauté dans laquelle Molko brille de mille feux au chant : sa montée vertigineuse lors du refrain reste encore aujourd'hui un morceau de bravoure ! Les percussions comme le son de didjeridoo en fond lors des couplets rendent cette chanson extrêmement douce et réussie. "Hang On To Your IQ" est une compo de pure pop mélodique et on trouve en "Bionic" et "Lady Of The Flowers" des compos répétitives et hypnotiques réellement typiques de Placebo. On appréciera leur côté contemplatif ou on s'ennuiera ferme selon sa sensibilité… L'album se clôt sur deux instrumentaux très réussis: "Swallow", son côté tribal et mélodique ainsi que sa voix enregistrée, et un morceau caché très joli en majeur bâti autour d'un piano inspiré et qui exprime un profond bien-être. Le contraste entre ce "générique de fin" tout happy et les thèmes abordés dans l'album, qui tournent autour du mal-être, de l'angoisse, du rejet et de la névrose est saisissant, et la musique elle-même est extrêmement apaisante.


Placebo n'a pas créé un tel buzz pour rien. Ce premier album est considéré par beaucoup comme leur meilleur encore aujourd'hui et il renferme un nombre impressionnant de qualités. Le son, l'énergie, le côté torturé et la sincérité évidente de la démarche ont su toucher un public qui a rapidement érigé le groupe en référence. Bouffés un temps par l'image envahissante de leur leader accro à la décadence médiatique (mais qui s'est bien calmé depuis), les Placebo ont souvent été réduits au statut de groupe à sensation qui choque aux dépends de leur musique. C'était une erreur, car ce premier album reste aujourd'hui une petite perle dans son genre. A posséder impérativement. (Les éternels).



TRACKLIST:


A1Come Home5:09
A2Teenage Angst2:42
A3Bionic5:00
A436 Degrees3:05
A5Hang On To Your IQ5:13
B1Nancy Boy3:48
B2I Know4:44
B3Bruise Pristine3:35
B4Lady Of The Flowers4:47
B5Swallow22:24










lundi 14 juillet 2014

Manic Street Preachers - Futurology




MANIC STREET PREACHERS - FUTUROLOGY (2014)
Columbia ‎- 88843049621 - (Europe)

Il y a moins d'un an de cela, les Manic Street Preachers sortaient Rewind The Film, un des albums les plus faibles de leur discographie. Ils avaient déclaré à cette époque qu'ils avaient enregistré suffisamment de contenu pour un second disque et que celui-ci sortirait au printemps 2014. C'est finalement en juillet que Futurology verra le jour. Ce petit contretemps n'est finalement pas le plus important à notre égard. L'interrogation porte bien entendu sur le contenu du disque. Rewind The Film n'étant pas brillant, qu'en allait-il être de son successeur enregistré, de surcroit, au même moment ?

Première réaction à l'entame de l'album, c'est le retour des guitares électriques. Elles qui avaient disparu de l'opus précédent sont bien plus présentes ici. Elles trouvent leur place dans un univers plus électronique qu'à l'accoutumée. La chanson d'ouverture, Futurology, en est d'ailleurs une parfaite illustration. Cette orientation du moment s'avère par ailleurs très connotée années 80s. Sans pleinement retrouver les gars de Cardiff, on se sent un peu soulagé à l'écoute de cette entame. Pourtant dès la seconde plage, Walk Me To The Bridge à la construction particulièrement bancale, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur ce que cherche le trio avec notamment ce refrain ringard qui nous replonge dans les très mauvais moments des eighties. Il reste toutefois onze chansons avant de pouvoir parler de second naufrage.

Cet album s'apparente d'ailleurs à une forme de montagnes russes, passant du peu inspiré au très bon. Si l'on ne devait parler que du bon, on s'attarderait sur The Next Jet To Leave Moscow, qui constitue un des moments les plus intéressants du disque. Lorgnant vers les Simple Minds période Life In A Day, les Manic Street Preachers affichent enfin sur cette chanson une certaine finesse et nous font découvrir un réel virage musical séduisant. Europa Geht Durch Mich, plus rugueux, mais toujours connecté à la bande de Glasgow précitée, s'avère un single efficace et accrocheur. Mais l'hommage le plus vibrant que le trio gallois rendra à la bande à Jim Kerr sur ce disque, c'est bien Dreaming A City (Hugueskova) où le fantôme de Theme For Great Cities est omniprésent.

Comme sur leurs efforts précédents, les gallois ont enregistrés quelques chansons avec des invités. Cette fois-ci ce sont un ex-Scritti Politti, un Super Furry Animals, ainsi que Nina Hoss et Georgia Ruth qui s'y collent. Tout ce beau monde apporte sa contribution avec plus ou moins de réussite, la palme revenant à Nina Hoss pour sa partie vocale dans Europa Geht Durch Mich. L'album se termine avec deux compositions plutôt de haute tenue. Tout d'abord le délicat The View From Stow Hill, suivi du redoutable Mayakovski, quasi-instrumental, qui voit tout de même le groupe tirer un peu sur la corde dans un style guitar hero mais s'apparente à une forme de renaissance pour les gallois.

En définitive, on peut se demander si les Manic Street Preachers n'auraient pas dû sortir un seul album, plutôt que deux disques à dix mois d'intervalle. En gardant les deux ou trois chansons réussies de Rewind The Film et en les intégrant à la place de deux ou trois titres plutôt ratés de Futurology, le groupe aurait pu constituer un bon album, et non pas à la place un disque faible et un autre moyen même si bien meilleur que son prédécesseur. On se consolera probablement avec l'édition limitée du disque, luxueuse comme à son habitude, même si celle-ci ne nous empêchera pas d'avoir d'inévitables regrets. (E. Stranidica).




TRACKLIST:
A-IFuturology
A-IIWalk Me To The Bridge
A-IIILet's Go To War
A-IVThe Next Jet To Leave Moscow
A-VEuropa Geht Durch Mich
A-VIDivine Youth
A-VIISex, Power, Love And Money
B-VIIIDreaming A City (Hughesovka)
B-IXBlack Square
B-XBetween The Clock And The Bed
B-XIMisguided Missile
B-XIIThe View From Stow Hill
B-XIIIMayakovsky






Paradise Lost - One Second




PARADISE LOST - ONE SECOND (1997)
Peaceville ‎- VILELP333 - 2 × Vinyl, LP, Album, Limited Edition n° 0863/2000  (United  Kingdom)


Les hagiographes officiels l'ont écrit en lettres de sang. PARADISE LOST a perdu son âme en 1997, il s'est noyé en 1999. Il n'a retrouvé toute sa capacité pulmonaire que l'an passé grâce à un "In Requiem" tellement bien exécuté. Le problème, c'est que les hagiographes officiels boivent beaucoup de bière, hurlent de bonheur à chaque nouvelle sortie d'IRON MAIDEN, n'ont toujours pas compris que le rap, ce n'est pas que de la merde, voient en Moorcock un génie de la littérature moderne et font semblant d'écouter deux, trois trucs sans saturation aucune pour bien nous faire comprendre qu'ils sont ouverts d'esprit (?!).

Ils n'ont pas tout faux, ces poilus. "Icon est bel et bien le meilleur album de PARADISE LOST. "Draconian Times" représente la part accessible et toujours succulente du groupe. "Gothic" restera à jamais le chef-d'œuvre extrême des fils d'Albion. Mais après, ils se mélangent les crayons, nos historiens du Metal. Rayons donc leurs critiques peu élégantes de la période la plus aventureuse et courageuse de l'orchestre, une période qui débute avec le déroutant "One Second", et regardons d'un autre œil un ouvrage qui mérite la plus grande attention.

Déroutant, oui, mais l'artiste reste malin. "One Second", "Say Just Words", des riffs solides, du muscle, les notes de piano si particulières du disque précédent, un groove mélancolique plus qu'efficace. L'élan pris sur "Draconian Times" était gigantesque, il a tenu deux ans et deux chansons. Deux chansons qui plairont à tout le monde, nos hagiographes déchus comme les autres.

C'est après qu'il prend son courage à deux mains et nous propose enfin ce pourquoi il est venu. On avait vu le vent tourner avec ces coupes de cheveux d'un nouvel âge, on l'entend fort sur "Lydia". Du clavier, beaucoup de clavier, de l'électronique, une pop synthétique éthérée ravissante et forte. C'est là l'atout majeur de ce disque, cette contradiction que peu sont susceptibles de comprendre. Ravissante, cette musique nouvelle ne pouvait que l'être, composée par des orfèvres de l'écriture. Forte, elle conserve les arguments du passé, PARADISE LOST a fait du Death, PARADISE LOST a fait du Doom, PARADISE LOST a fait du dur, PARADISE LOST restera toujours barbu sur les côtés.

Pop synthétique, DEPECHE MODE bien sûr. Mais pas que ça. Deux autres chemins s'entrecroisent dans ce labyrinthe enivrant. Atmosphérique, un fond de PINK FLOYD dans ses années ankylosées, des plages qui s'étirent en usant de moments faibles qui font du bien à nos sentiments. Electronique comme le veut l'époque. 1997, deux monstres au passeport identique à ceux de Nick Holmes et Gregor Mackintosh sont nés. THE CHEMICAL BROTHERS, THE PRODIGY, l'année big beat ou le mélange absolu entre le rock le plus costaud et la trituration extrême des boutons. "One Second" se choisit un son dans l'air du temps et ne s'en départit jamais, pas même sur "Another Day", la ballade folkisante qu'on pourrait croire incongrue. Un son qui fait aussi penser aux masturbations délicates d'un Trent Reznor. Oui, le PARADISE LOST cru 1997, c'est aussi un tout petit peu de big beat et du faux Indus Metal.

C'est fou comme on entend de tout sur ces treize titres très équilibrés. De tout et aussi du Metal, le premier de nos amours. Un Metal que nos sympathiques hagiographes, en pleine errance alcoolique au bar de la poste, n'ont pas entendu, aveuglés qu'ils étaient par ces intrusions numériques tellement envahissantes, envahissantes même dans le grain de guitares déjà trafiquées.

"One Second", l'album le plus ambitieux de PARADISE LOST, et de très loin. Les sorties précédentes restaient dans les clous du Metal lourd, le chapitre suivant sera synthpop à l'extrême. Puis il n'y aura plus rien jusqu'à tout récemment.

"One Second", une œuvre indispensable !

(Possopo).


TRACKLIST :

A1One Second3:33
A2Say Just Words4:02
A3Lydia3:32
B1Mercy4:24
B2Soul Courageous3:01
B3Another Day4:44
C1The Sufferer4:29
C2This Cold Life4:21
C3Blood Of Another4:00
D1Disappear4:29
D2Sane4:00
D3Take Me Down5:25








Status Quo - Hello




STATUS QUO - HELLO (1973)
Vertigo ‎- 6499 683 - (France)

En 1972, en sortant son "Pile Diver", Status Quo avait effectué un virage aussi téméraire que réussi, laissant sa maison de disque larguée et un peu pantoise. Un an plus tard, rien d'exceptionnel car à l’époque un groupe pondait un Long Playing par an, le groupe sort, dans une pochette noir intrigante, ce qui sera, étonnamment peut-être, sa meilleure vente en Angleterre et son premier album classé N°1 dans les charts.

Le single "Caroline" contribua à la renommée du groupe et fut leur premier top 5 en Angleterre. Il affirme le style imparable du groupe découvert avec le hit "Paper Plane" ; du boogie rock festif, au rythme infernal et à la mélodie mémorable à défaut d’être très originale.

Curieusement, ce fut le seul single extrait de cet album. "Roll Over Lay Down", parut en version live, mais quelques années plus tard. C’est sans doute un des titres phares du groupe, avec un crescendo presque agressif peu courant chez les Quo. Le blues-rock est quant à lui toujours bien présent avec les influences de Canned Heat dans "Reason For Leaving", et les lignes endiablées de "Blue Eye Lady" qui aurait mérité une diffusion plus large.

Le reste de la rondelle est bien agréable, oscillant entre le gentillet "Claudie" qui n’est pas sans rappeler les dernières orientations FM du groupe, ou des titres sans autre prétention que de nous faire remuer les membres, un par un et puis tous ensemble, voire mélangés; ça c'est le Quo!

Il termine son "Hello" par une longue pièce "Forty Five Hundred Times" qui s’enlise parfois dans des solo inutiles, mais qui en live devait faire un effet indéniable. 

Pas le meilleur album du Quo, mais certainement celui de la reconnaissance internationale, grâce à son single "Caroline". (Music Waves).



TRACKLIST:

A1Roll Over Lay Down5:41
A2Claudie4:00
A3A Reason For Living4:41
A4Blue Eyed Lady3:50
B1Caroline4:16
B2Softer Ride4:00
B3And Its Better Now3:20
B4Forty-Five Hundred Times9:50






dimanche 13 juillet 2014

Blur - Blur




BLUR - BLUR (1997)
EMI ‎- 5099962483612 - 2XLP (UK & Europe)

La sortie de l'album 'Blur' en 1997 marqua la fin d'une époque pour la Britpop. Finie la guéguerre Blur/Oasis, voire Suede, Pulp & Co. Pour Blur le temps était venu pour une nouvelle approche de leur musique, plus besoin d'impératifs pour plaire aux médias et labels afin de satisfaire la demande. Par conséquent cet album contraste fort avec son prédécesseur 'The Great Escape'.

Nous découvrons ici une facette (par moment) beaucoup plus sombre du groupe, mais surtout beaucoup plus intimiste où la bande à Damon n 'hésite pas à diversifier les styles et les expérimentations. Le resultat est superbe. 'Song 2' est férocement efficace, ce qui en fit un tube planétaire, le seul du groupe aux USA d'ailleurs.

Blur se veut moins 'pop' que par le passé, la distortion est souvent au rendez-vous, volontairement brouillonne (I'm just a killer for your love, Movin' On, Essex Dogs). Beetlbum est envoûtant, et le Blur 'sympa-marrant' est toujours présent (MOR, On you own).
Blur frappe fort. Cet album est donc une réussite et finalement un grand classique du groupe. (Stars Are Underground).



TRACKLIST:
A1Beetlebum
A2Song 2
A3Country Sad Ballad Man
A4M.O.R.
B1On Your Own
B2Theme From Retro
B3You're So Great
B4Death Of A Party
C1Chinese Bombs
C2I'm Just A Killer For Your Love
C3Look Inside America
C4Strange News From Another Star
D1Movin' On
D2Essex Dogs