lundi 9 février 2015

AC/DC - The Razors Edge




AC/DC - THE RAZORS EDGE (1990)
Albert Productions
 ‎- 7567-91413-1 - (UK & Europe)


Il fallait bien l'avouer, depuis le mythique "Back In Back" intronisant Brian Johnson au poste de hurleur des australiens, secoué par le décès de Bon Scott, AC/DC n'avait plus sorti grand chose de très probant. La traversée du désert, pour reprendre la formule biblique... Ah, certes, "Blow Up Your Video", paru en 1988, permettait à la bande des frangins Young de relever la tête et de prétendre de nouveau à des égards comme ils n'en avaient plus reçus depuis l'album noir. Mais il fallut véritablement attendre ce très bon "The Razors Edge" pour que le groupe regagne de sa superbe et s'empare impérieusement, et avec une tranquille autorité seigneuriale, des plus grandes scènes du monde.

Bon, on s'était douté depuis un moment, AC/DC s'était éloigné du Hard Rock Boogie salement électrique, transpirant d'effluves de Blues, qu'il affectionnait tant en ses vertes années. Désormais, il fallait plutôt attendre du groupe qu'il nous serve cet irrésistible Rock dur très remuant et accrocheur, de la race de ceux qui font battre du pied jusqu'à la fracture, à force de rythmiques magiques et de solos à fendre le crâne. Ca tombait bien, "The Razors Edge" débordait de cette potion magique capable de dissoudre ennuis et tracas !

Ah, quel plaisir de voir AC/DC sortir enfin de l'aridité qui les accabla pendant les 80's, succession d'albums nettement inférieures, en talent et panache, à ce à quoi nous étions habitués ! Le groupe, remis sur les bons rails grâce à "Blow Up Your Video", pouvait cette fois laisser s'exprimer toute la cavalerie de sa locomotive, et s'ébrouer sur la voie du succès : Le confortable et prenant "Moneytalks", le très Rock(sic) "Rock Your Heart Out", la course éperdue, pied au plancher, du tonitruant "Fire Your Guns" (un titre pour le moins explicite), le mid-tempo écrasant "Got You By The Balls", les sympathiques "Shot Of Love" et "If You Dare", et le fantastique riff de "Thunderstruck", irrésistible montée en puissance, qui signaient le grand retour du groupe dans le giron du Hard avec un grand H, détenteur de mensurations promptes à soulever les foules ! Du tout bon !

Bon, concédons-le tout de même, "The Razors Edge", pour être un disque très bien produit et plus que convaincant, enfin digne du standing des australiens, n'était cependant pas une galette parfaite. Bien que les titres phares affluaient, le combustible finissait par manquer dans la chaudière de la masse d'acier fumante et sifflante, et les dernières et indigentes pelletées de charbons Rock ("Lets Make It", "Goodbye & Good Riddance To Bad Luck") laissaient malheureusement l'engin en panne d'inspiration, terminant sa course dans un crachotement indigne... Sûr qu'il eut fallu moins s'attacher à un si long trajet, et privilégier plutôt l'efficacité et la concision à cette recherche d'une générosité qui, finalement, plombait un tableau jusque là réjouissant, et même inattendu (la chanson de Noël décalée "Mistress For Christmas", à ne pas exhiber le soir des cadeaux, ou le morceau titre avec son intro menaçante et ses choeurs d'âmes damnées).

Allez, ne faisons pas la fine bouche ! Oui, AC/DC was back, et dans une forme resplendissante, chargé à bloc, prêt à bouffer un monde qui n'attendait plus de nos kangourous rockers qu'ils aient leur mot à dire, à l'orée de la révolution grunge. On avait bien tort, car AC/DC est immortel. Et si "The Razors Edge" n'est pas le meilleur disque du combo, il constitue l'oeuvre la plus réussie sortie par la formation depuis "Back In Black". Et ça, putain, on doit le fêter ! Welcome home boys... on the top ! (Julien).



TRACKLIST:

A1Thunderstruck4:52
A2Fire Your Guns2:53
A3Moneytalks3:45
A4The Razors Edge4:22
A5Mistress For Christmas3:58
A6Rock Your Heart Out4:06
B1Are You Ready4:10
B2Got You By The Balls4:29
B3Shot Of Love3:57
B4Lets Make It3:32
B5Goodbye & Good Riddance To Bad Luck3:14
B6If You Dare3:11







jeudi 5 février 2015

The Verve - Urban Hymns




THE VERVE - URBAN HYMNS (1997)
Hut Recordings ‎- HUTLP 45 - (UK & EUROPE)

Certains vous diront le contraire, mais, surtout, ne les croyez pas. The Verve a toujours été un groupe extra-ordinaire. Et comme tous les groupes extraordinaires les rares, devrait-on préciser , The Verve a côtoyé le meilleur, mais aussi le pire. Le pire ? Un premier album, A Storm Made In Heaven, gâché par un manque d'expérience notoire et une production paresseuse signée pourtant John Leckie. Le meilleur ? Quelques morceaux hypnotiques en singles A Man Called Sun, forcément sublime , des concerts extatiques et surtout, surtout, un deuxième album absolument divin, A Northern Soul quel titre ! , qui mariait les guitares les plus puissantes aux ambiances les plus sombres, porté vers le firmament par une chanson obsédante nommée History. 

Dans l'Histoire, on a bien cru que The Verve n'y entrerait jamais pour cause de séparation impromptue, due aux mésententes entre un chanteur charismatique, Richard Ashcroft, et un guitariste surdoué, Nick McCabe. On aura donc retenu son souffle pendant deux ans. Heureusement, les deux intéressés ont fini par entendre raison et The Verve est de nouveau réuni, augmenté d'un cinquième membre, pour... le meilleur. Seulement pour le meilleur. The Verve est sans doute l'un des derniers grands groupes de rock de cette fin de siècle : puissant, romantique, nonchalant, sombre, grandiose, flamboyant, héroïque. 

En ouverture, le single Bitter Sweet Symphony, tube annoncé qui a ouvert au groupe la voie royale méritée, s'avère être d'une incroyable fadeur face aux titres suivants. A commencer par Sonnet ou The Drugs Don't Work, deux ballades grandioses et belles à pleurer. De son côté, Catching The Butterfly, insidieux et mystérieux, doit bien être le meilleur morceau que U2 ait écrit depuis le début de cette décennie. Avec Weeping Willow, le quintette renoue avec ce groove lancinant, porté par des arabesques de guitares et un refrain implacable. Ambiances veloutées et mystérieuses, mysticisme mélodique, fureur rock 'n' roll incontrôlée le fédérateur Come On , The Verve maîtrise tout. The Verve sait tout faire. The Verve est intouchable. Alors, oui, un jour, Richard Ashcroft pourra voler. (Christophe Basterra).




TRACKLIST:



A1Bitter Sweet Symphony
A2Sonnet
A3The Rolling People
B1The Drugs Don't Work
B2Catching The Butterfly
B3Neon Wilderness
C1Space And Time
C2Weeping Willow
C3Lucky Man
C4One Day
D1This Time
D2Velvet Morning
D3Come On









The Cramps - Off The Bone




THE CRAMPS - OFF THE BONE
Illegal Records ‎- ILP 012 - Edition Francaise  - 1983


Un cliché consiste à affirmer que les Cramps jouent toujours la même chanson. Ce n’est pas faux, même si le détail est plus complexe. Il est en tout cas certain que les Cramps se concentrent sur un unique style musical : le rock’n’roll. Un rock sale, crade, extirpé des poubelles de l’histoire pour, débarrassé de son poids superflu, dépouillé de ses atours commerciaux, se rapprocher le plus intimement possible de ses racines. Rien à voir pour autant avec un quelconque revival ; les Cramps incarnent le rock, essence magique qui inspire le moindre de leur riff, onction divine qu’ils n’hésitent pas à malmener en retour. A l’heure où on vend le énième retour de cette increvable vibration rock, il serait préférable que tous ces combos à la mode opèrent un retour stratégique sur ce groupe américain qui, depuis le début des années 80, incarne le charme brutal, rêche et basique. Ou comment le quatuor emmené par le chanteur Lux Interior et la guitariste Poison Ivy, a sorti des disques cruciaux qui, loin d’avoir pris une ride, se posent en références ultimes.

Sortie en 1987, cette compilation regroupe les meilleurs titres du Cramps première période. Couvrant la période 1979 - 1983, les dix-sept pistes de ce disque intense restent donc le meilleur des sésames pour pénétrer l’univers de ce groupe frappadingue. Surfant sur les récurrents changements de formation, constitué au deux tiers de reprises, "Off the bone" respire le souffre, la force, le stupre. Extirper les meilleurs morceaux revenant à reproduire intégralement le livret, autant se laisser aller à la facilité et décréter que ce disque est tout simplement géant, d’une inspiration incroyablement égale, dont n’a que faire la qualité du son, seul élément variable. Depuis la nerveuse ouverture de "Human fly" en passant par ce "Surfin’bird" furieux jusqu’à l’horripilation, ce "Fever" démonté ou l’inénarrable "The crusher", la leçon est colossale. Plus qu’un best-of, un foutu disque de rock. (Fer Fre).




TRACKLIST:

A1. Human Fly
A2. The Way I Walk
A3. Domino
A4. Surfin' Bird
A5. Lonesome Town
A6. Garbageman
A7. Fever

B1. Drug Train
B2. Love Me
B3. I Can't Hardly Stand It
B4. Goo Goo Muck
B5. She Said
B6. The Crusher
B7. Save It
B8. New Kind Of Kick



mardi 3 février 2015

HF Thiefaine - Alambic Sortie Sud



H.F. THIEFAINE - ALAMBIC SORTIE SUD
Masq / Sterne ‎- STE 26517 – France - 1984


Première impression de cet album : Hubert Félix Thiéfaine (HFT) est assis sur un matelas dans une ambiance glaciale ; il nous tourne le dos. Plongé dans la pénombre à écouter sa radio, il semble perdu dans ses pensées. Le bonheur ne semble toujours pas encore être au rendez-vous. En effet, HFT sort ici un album rock, sombre, pessimiste ; nous sommes en présence d’un homme blessé, torturé et qui l’exprime en mettant en avant ses textes.

La musique est composée de guitares aux sons clairs, saturés, de claviers, de sons électroniques. Elle n’est cependant pas lourde malgré la tristesse qui en ressort ; une certaine légèreté musicale se fait même parfois ressentir. De mon côté, je ressens moins les influences de Thiéfaine ; surement parce que les musiques et les arrangements ont été entièrement composés par Claude Mairet. Cet album est réellement un duo, il est clairement différent de ce que HFT a pu faire auparavant, mais il ne demeure néanmoins pas déplaisant. Il se veut sombre, planant, troublant du début jusqu’à la fin. Nous ne naviguons plus entre mélodies tantôt tristes, tantôt légères tintées de sons folks, déjantés... Non, ici, c’est du sombre et une ligne conductrice est tracée du premier morceau au dernier ; de la noirceur, de la froideur, un air glacial parcourent la pièce et nous effleure la peau tout en nous faisant parfois planer ou tout en nous enfonçant dans une certaine angoisse.

Une belle complicité est née et a réellement pris forme sur cet album. Néanmoins, Alambic/Sortie Sud ne parvient pas à me toucher malgré des morceaux magnifiques tout comme « Chambre 2023 (et des poussières) », magnifique texte qui sera repris dans chaque concert ainsi que « Stalag-Tilt ». Les textes parlent tantôt de sexe, de drogue, nous retrouvons le pessimisme si bien connu de l’artiste et qui ne le quittera pratiquement jamais. Mais la musique ne parvient pas totalement à me toucher. Les sons électroniques, les claviers un peu vieillots à mes oreilles finissent par me lasser. Alors, il est vrai que nous sommes en1984, et qu’il faut remettre l’album dans son contexte mais je dois dire que les anciens albums m’ont davantage touchés musicalement.

Pour finir, je dirais que ce disque est à écouter pour ceux qui aiment ce grand poète, qu’il est très bien construit, unique, particulier et que les deux chansons citées ci-dessus se doivent d'être écoutées pour ceux qui veulent découvrir la poésie de notre artiste. (Abigael).



TRACKLIST:

A1. Stalag-Tilt
A2. Whiskeuses Images Again
A3. Nyctalopus Airlines
A4. Femme De Loth

B1. Buenas Noches, Jo
B2. Un Vendredi 13 À 5.H
B3. Chambre 2023 (& Des Poussières)



Eric Clapton - No Reason To Cry



ERIC CLAPTON - NO REASON TO CRY
RSO ‎- 2394 172 – Edition Française - 1976

1976, clapton est retourné en tournée, sa cure de "désintox" est fini, suite à son retour laid-back avec "461 ocean bld", il continue les albums tout en restant sur la route. Un nouvel album doit sortir pour sa maison de disque, ce sera "No reason to cry".

Finie la période reggae, Clapton décide de faire un album plus folk-blues. Bod Dylan viendra lui prêter main forte. Ensemble il composeront "sign language", un morceau sublime, sans doute le meilleur de l'album.

Cet album alternant reprises blues lancinantes et morceaux folk plus ou moins rythmés frappe par la profondeur mélencolique qu'il s'en dégage. En effet, on s'en un Clapton une nouvelle fois au bout du rouleau, qui semble regarder en arrière, "hello old friends", "all our past time", "innocent times"... comme pour se raccrocher à quelque chose, tant sa voix semble brisée, désabusée, usée par les litres d'alcool consommés, et les fêtes à répétitions.
Cependant dans cette grande détresse, il reste comme une lumière, la musique le guide encore et c'est elle qui lui sauvera encore la mise. Car sa passion de jouer, de vivre, de donner et de partager et trop profonde.

Dans cet album, il semble vouloir dire : c'est vrai, j'ai réussi, j'ai tout connu, mais regardez ou j'en suis. Détruit, au fond du trou ! Et c'est cette détresse, cumulée avec la sincérité de ses sentiments et une volonté ultime de ne pas totalement sombrer qui fait la beauté de cet album.



TRACKLIST:

A1. Beautiful Thing
A2. Carnival
A3. Sign Language
A4. County Jail Blues
A5. All Our Past Times

B1. Hello Old Friend
B2. Double Trouble
B3. Innocent Times
B4. Hungry
B5. Black Summer Rain





Duran Duran - A Diamond In The Mind





DURAN DURAN - A DIAMOND IN THE MIND (2014)
The Vinyl factory ‎- VF102 - 2 × Vinyl (Europe).

Légende des années 80, Duran Duran est revenu dans les bacs en juillet dernier avec un troisième album live enregistré en 2011 pour la promotion de "All You Need Is Now". Proposant une prestation et un son exemplaires, ce "A Diamond in the Mind : Live 2011" n'a pour seul défaut que sa modeste setlist composée de 14 pistes.

Exemple typique du groupe de rock new wave ayant connu son âge d'or dans les années 80 avant d'être quelque peu oublié la décennie suivante avant de renaître dans les années 2000, tout comme The Cure ou encore Depeche Mode, Duran Duran avait retrouvé le chemin du succès avec son dernier album en date, "All You Need Is Now", paru en décembre 2010.


"A Diamond in the Mind : Live 2011" a été enregistré le 16 décembre 2011 au MEN Arena de Manchester en Angleterre. Cet album live propose, comme il se doit, plusieurs extraits du dernier disque de la formation britannique tels que "Before The Rain", "Blame The Machines" ou "Girl Panic!". Outre ces compostions, la bande revient, aux travers des dix autres pistes, sur une carrière de près de 35 ans avec des morceaux cultes comme "Notorious", "The Reflex", "Ordinary World", composée pour la bande originale du film "Donnie Darko", et bien évidemment "Rio", single mythique, notamment grâce à sa ligne de basse jouée avec virtuosité par John Taylor. Par ailleurs, chaque musicien fait preuve d'une grande maîtrise de son instrument : John Taylor à la basse, Roger Taylor à la batterie, Nick Rohdes aux claviers et Simon le Bon au chant font tous les quatre preuves d'une grande envie de proposer une prestation de qualité. Seul Andy Taylor, ancien guitariste, manque à l'appel. Pour l'anecdote, les trois Taylor n'ont pas le moindre lien de parenté.

Après l'écoute de "A Diamond in the Mind : Live 2011", très bien enregistré et à la qualité de son remarquable, le seul regret reste un nombre de piste trop modeste par rapport à la discographie du groupe, composée de 13 albums. 


TRACKLIST:


A1       Before The Rain     
A2       Planet Earth
A3       A View To A Kill      
A4       All You Need Is Now
         
B1       Come Undone        
B2       Blame The Machines        
B3       The Reflex   
B4       Girl Panic !
   
C1       Is There Something I Should Know?    
C2       Ordinary World       
C3       Notorious     
C4       Hungry Like The Wolf
       
D1       Sunrise        
D2       Wild Boys
D3       Rio




jeudi 22 janvier 2015

INXS - INXS





INXS - INXS (1980)
Mercury ‎- 838 925-1 - (Netherlands)


Cette jolie peinture naïve représente pour le pékin moyen européen - vous et moi – l’idée que l’on se fait des vacances. Pour un ‘’aussie’’ – traduisez habitant du paradis –, ce n’est que l’image banale du quotidien. Ainsi Bondi beach ou Deewhy beach ne seraient que les endroits ou viennent les kangourous du coin une fois leur journée de travail terminée vers 15.30. Ils y vaquent, nagent, surfent, rescuent – traduisez pratique le rescuing – et font ça tous les jours de leurs vies, tout ça torse poil z’avez vu ? La première idée qui vient à l’esprit de l’homme éclairé normal est donc : qu’est-ce que je fous là, à me les peler pendant que d’autres s’éclatent à mater des culs du haut de leur vague ? Je me pose encore la question …

Quand Andy Fariss, Gary Beers et Michael Hutchence du groupe DOLPHIN DOCTOR joignent leurs forces en cette année 1977 avec le groupe GUINESS du grand frère Tim Fariss où l’on trouve le génial Kirk Pengilly, une alchimie inhabituelle ne tarde pas à s’installer, celles que l’on ne retrouve que parmi les grands combos de notre monde. Le petit frère Jon est inclut dans cette nouvelle entité sobrement intitulée FARISS BROTHER. Les grands frères de MIDNIGHT OIL, par le biais de leur manager et en les prenant régulièrement en première partie vont leur permettre de rapido tirer les marrons du feu, c’est d’ailleurs un roadie des OIL qui propose le nom INXS auquel tout ce petit monde va adhérer.

C’est dans ces conditions très favorables que le groupe se voit allouer un budget de 10 000 dollars par Deluxe Rec – entourage d’AC/DC tout ceci est bien familial- pour enregistrer ce digne premier album. On met souvent du temps pour trouver une identité, mais le groupe de Sydney a déjà la vibe, j’en veux pour preuve leur premier single « Just keep walking » les rythmiques ampoulées de Tim et Kirk, l’arrogance naturelle et sexy de Michael, on est déjà dans le dur du sujet. C’est excellent. Le refrain scandé est un véritable rouleau compresseur qui ne quittera plus jamais votre caboche une fois installé. C’est l’aube de la reconnaissance, le talent est là, indéniable.

« On a bus » introduit cette première œuvre. C’est frais et présente des éléments divers de New Wave, forme musicale dont le groupe sera à ces débuts un des hérauts principaux, dans le même trip « Newsreel babies » est très réussie. S’ensuit un « Doctor » drivé par le Saxophone de Pengilly, qui louche plus du coté d’un Ska influencé par les dingos de MADNESS et que nous retrouverons plus loin sur « Jumping » et « Body language ». J’aime assez « In vain »… Il faut dire que voila un disque que je n’écoute que très rarement, je le redécouvre totalement. Certains titres sont en deçà tels « Learn to smile » ou « Wishy washy », mais c’est le lot commun des œuvres de jeunesse, on tâtonne. Mais avec « Roller skating » on dispose d’un titre pré succès qui laisse deviner les compositions futures qui mettront le monde à genoux, cela reste maladroit, mais les ingrédients sont présents.

Tout ça pour dire que c’est un début prometteur, avec un vrai classique qui plus est : ce « Just keep walking » jubilatoire. On a tout pour faire un groupe légendaire ! Vive l’Australie !
(Erwin).



TRACKLIST:


1. On a Bus 
2. Doctor       
3. Just Keep Walking        
4. Learn to Smile
5. Jumping   

6. In Vain     
7. Roller Skating     
8. Body Language 
9. Newsreel Babies
10.Wishy Washy